Les apparences

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Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s’installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L’enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu’il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu’elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d’autres plus inquiétantes. Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Gillian Flynn fait une nouvelle fois preuve d’un sens du suspense impressionnant, jouant avec les nerfs du lecteur comme un chat avec une pelote. Admirable. Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.

« À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. »

Biographie de l’auteur:

Gillian Flynn est née à Kansas City dans le Missouri. Après des études d’anglais et de journalisme, elle rejoint l’équipe d’Entertainment Weekly, un magazine spécialisé dans le cinéma pour lequel elle travaillera pendant dix ans. Elle écrit ensuite son premier roman, Sur ma peau, qui reçoit de nombreux prix littéraires. Publié dans plus de vingt pays, Sur ma peau sera prochainement adapté au cinéma. Aujourd’hui, Gillian Flynn vit à Chicago avec son mari.

Ma critique perso:

J’ai été totalement emportée, embarquée dans cette longue descente aux enfers de passé 680 pages.

 J’ai fait des efforts démesurés pour être facile à vivre. Mais c’était intenable.

Ce thriller m’a valu pas mal de réveil difficile, éh oui impossible de lâcher celui-ci à une heure raisonnable….. 🙂

Un thriller parce que c’est clairement de cela qu’il s’agit, une histoire en 3 parties, avec changements de rythme ou on en apprend de plus en plus sur la vrai personnalité des personnages, les tréfonds de leurs âmes.

 C’était idiot, mais incroyablement touchant, ces gens qui dépensaient une telle énergie à essayer de me comprendre.

C’est un véritable tour de force de l’auteur que d’alterner les personnalités de ses deux narrateurs, variant le style, comme si le récit était vraiment écrit par deux auteurs de sexe différent. C’est vraiment intéressant parce qu’on est toujours impatient de repasser au personnage qu’on vient de quitter.

Et les filles cool sont encore plus pathétiques : elles ne font même pas semblant d’être la femme qu’elles voudraient être, elles font semblant d’être la femme qu’un homme voudrait qu’elles soient.

J’ai été bluffée par « l’épatante Amy », et on ne sait pas choisir son camp, il n’y a pas de bon et de mauvais.

C’est une responsabilité injuste qui accompagne l’état d’enfant unique – vous grandissez en sachant que vous n’avez pas le droit de décevoir, vous n’avez même pas le droit de mourir. Il n’y a pas de remplaçant pour accourir après vous ; c’est vous, et point. Ca vous donne un besoin irrépressible d’être parfait, et vous vous enivrez du pouvoir qui va avec. C’est de cette étoffe-là qu’on fait les despotes

Le couple Nick/Amy fonctionne à merveille, ce « charmant » duo de meilleurs ennemis est sinistrement distrayant.

Je ne comprends pas pourquoi il faut que je te prouve mon amour en me rappelant exactement les mêmes choses que tu te rappelles exactement de la même façon. Cela ne signifie pas que je n’aime pas notre vie ensemble.

Pas facile de parler de ce livre sans en dévoiler l’intrigue, pour moi c’est un régal, un récit bien ficelé, très cohérent.

Ma mère nous disait toujours : si vous vous apprêtez à faire quelque chose et que vous voulez savoir si c’est une erreur, imaginez l’effet que ça ferait si on l’annonçait noir sur blanc dans le journal.

Mais juste un peu déçue par la fin, au vu de l’intrigue j’ai trouvé la fin un peu « facile » mais chûttttttttt…..

Je suis un mari formidable, dans la mesure où j’ai très peur qu’elle ne me tue.

Vous l’avez compris, c’est à lire, je vous le conseille, idéal pour un dimanche de pluie……..

Bonne lecture et oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

I.G.

 

2 réflexions au sujet de « Les apparences »

  1. Ahhhhh, Isabelle, tu me ravies avec ta chronique. C’est vrai que c’est un super bouquin et l’auteure nous manipule à merveille pendant une bonne partie du récit. Je l’ai beaucoup aimé aussi et j’ai vraiment hâte de découvrir l’adaptation de David Fincher même si il n’y aura plus de surprise sur la vrai nature des personnages.

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