Les 6 de décembre

livres hiver

Un romancier, c’est quelqu’un qui se couche à la même heure que ses personnages et qui mourra le même jour qu’eux. Quelqu’un qui connaît toutes leurs lubies et qui peut même leur dire où ils ont fourré leurs clés de voiture..

P.D.James

Une très grande dame du polar nous a quitté mais l’œuvre demeure….

Née à Oxford en 1920, Phyllis Dorothy James a exercé diverses fonctions à la section criminelle du ministère anglais de l’Intérieur jusqu’en 1979. Mélange d’understatement britannique et de sadisme, d’analyse sociale et d’humour, ses romans lui ont valu les prix les plus prestigieux, dont, en France, le Grand Prix de littérature policière en 1988. Anoblie par la reine en 1990, elle est l’auteur d’un roman de science-fiction, d’un « fragment d’autobiographie » – Il serait temps d’être sérieuse… – ainsi que de nombreux romans policiers, dont Le Phare, Meurtres en soutane ou encore Une mort esthétique.

La mort s’invite à Pemberley de Phyllis Dorothy James

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins, sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là, et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais le climat s’alourdit soudain lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth, Lydia, et son mari, Wickham, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion mais aussi le romanesque.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés, six ans après la fin du roman, et y camper une intrigue à suspense. Elle le fait avec une grande fidélité aux personnages d’Austen, et en même temps dans le plus pur style de ses romans policiers, dans lesquels elle fait affleurer, et souvent approfondit, des problèmes de société – ici ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle : domestiques et maîtres, dureté de la justice, abîme entre le mode de vie des privilégiés et celui des petites gens.

Un roman qui enchantera les admirateurs de P. D. James et, tout aussi nombreux, les nombreux aficionados de Jane Austen.

Par Action Et Par Omission Poche de P. D. James

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Le plus bel endroit du monde est ici de MIRALLES et SANTOS

 La vie secrète d’une mère indigne de Fiona NEILL

 L’épopée du perroquet de Kerry REICHS

sans-titre« En voiture ! N’oublie pas l’oiseau !  » Avec cette sage recommandation d’Oliver, le perroquet, le signal du départ est donné. Car rien ne retient plus Maeve, 25 ans, qui vient de perdre son boulot et le soutien financier de ses parents. Au volant de sa vieille guimbarde, le bavard volatile à ses côtés, la voilà partie pour Hollywood, la ville de tous les rêves. Un voyage vers un nouveau destin qui prend fin bien vite, dans un grand soupir de moteur, au beau milieu d’une ville perdue du fin fond de l’Arizona… Une petite bourgade certes, mais qui recèle bien des charmes, comme Maeve va le découvrir le temps de changer quelques pièces importantes de sa voiture… et, peut-être, de sa vie ?  » Un agréable voyage, une plume merveilleuse et des personnages sympathiques.  » Library Journal

Le Vestibule des causes perdues de Manon Moreau

C’est l’histoire de Mara, de Robert, de Sept Lieues, d’Henrique, de Bruce, de Clotilde, de cet homme qu’on appelle Le Breton, de Flora et d’Árpád. Un retraité, un joueur de guitare, un cow-boy, un exégète de Claude Simon, une brunette maigrichonne, un taiseux, une grande bourgeoise fatiguée, un gars que la vie un jour a pris pour un punching-ball. L’histoire de gens qui n’avaient aucune chance de se croiser, mais qui tous, un jour, enfilent de grosses chaussures, un sac à dos et mettent le cap vers les confins de l’Espagne, le bout du monde, la fin de l’Europe : Saint-Jacques-de-Compostelle. Sans se douter que ce chemin emporte ceux qui l’arpentent bien plus loin que ce qu’ils pouvaient imaginer…

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Extrait

Paris, un jour de pluieIl pleut ce jour-là à Paris et l’homme marche.
Pas comme les autres, les passants, les badauds, les étudiants du Quartier Latin.
Lui marche vers quelque chose, vers quelqu’un, peut-être. Il va son chemin, sa vie tient dans ses pas. Tendu vers le haut de la rue, au-delà du périphérique, au-delà de la campagne sage. Par-delà les champs.
Il échappe au monde alentour, les voitures, les gouttes d’eau sales, où va-t-il, on ne sait pas. Il s’échappe et le lourd sac dont son dos est chargé n’y fait rien : désormais plus rien ne l’arrêtera. Son indifférence est une insolence, il attire les regards fascinés et envieux. D’autres le prendront pour un fou, un vagabond, avec ce bâton de bois comme un prédicateur, ce coquillage rose accroché à son sac.
Peu lui importe, il n’est déjà plus là.

C’était ma liste d’envie de décembre

Bonnes lectures et surtout n’hésitez pas à laisser vos impressions, vos commentaires et vos coups de coeur.

Excellentes fêtes de fin d’années

livre noel

A bientôt

I.G.

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