Les 12 de juin

En juin cette année, double raison de passer ses soirées à lire parce que les hommes risquent d’être occupés.

Eh oui, c’est  bien ce mois que démarre la coupe du monde de football, c’est certain le choix du programme tv sera vite défini pour beaucoup:

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Voilà pour palier à cela voici une sélection de livres qui j’espère vous permettra de vivre une excellente coupe du monde………….

Le liseur de 6h27 de Jean Paul Didierlaurent

le liseur

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6 h 27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine… Dans des décors familiers transformés par la magie de personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.

 

 

 

Les premières pages:

http://www.premierchapitre.fr/book_reader/desktop_pc/v3/index.php?tl=1&idk=255&idc=bc99cbce70d81fc220aca9af4a53c603&t=le_liseur_du_6_h_27

La Galerie des maris disparus  de Natasha Solomons

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Quand son mari se volatilise, Juliet Montague disparaît à son tour. Ni veuve ni divorcée, elle n’a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Juliet s’efforce pourtant de son mieux d’assumer le quotidien et d’élever ses deux enfants. Mais le jour de ses trente ans, un matin de l’hiver 1958, elle prend une décision tout sauf raisonnable : au lieu de consacrer ses économies à l’achat d’un réfrigérateur, elle s’offre un portrait à son effigie.
Ce tableau, premier d’une longue série, signe le début de son émancipation : passionnée de peinture, Juliet va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de Londres et ouvrir sa propre galerie.
Ses nouvelles amitiés et, plus tard, son amour pour un brillant peintre reclus dans sa maison du Dorset l’aideront à affronter les commérages et la réprobation des siens. Mais Juliet reste enchaînée et, pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider…

« Un roman charmant, captivant dans lequel la liberté et l’ouverture triomphent sur l’étroitesse d’esprit. Le style de Solomons, vif, riche et passionné, aborde avec beaucoup de finesse une époque révolue où seules les femmes mariées pouvaient se faire prescrire la pilule. Un conte sublime à propos d’une femme déclarée morte aux yeus de la société et qui réussit à rebondir et à reprendre le contrôle de son existence. »
THE TIMES

Les premières pages:

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 Les apparences de Gillian Flynn

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« À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’’un à l’’autre ? Qu’’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. »

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Charlie, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Charlie a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Charlie découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Charlie ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Charlie est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

Considérée par une critique unanime comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, Gillian Flynn dissèque ici d’une main de maître la vie conjugale et ses vicissitudes et nous offre une symphonie paranoïaque aux retournements multiples, dans un style viscéral dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Les premières pages:

http://www.premierchapitre.fr/book_reader/desktop_pc/v3/index.php?tl=1&idk=255&idc=83dc9ee942455f6dc0c9d7a6a8457708&t=les_apparences

Comment braquer une banque sans perdre son dentier ? de Catharina INGELMAN-SUNDBERG

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Extrait

Extrait du prologue

La vieille dame empoigna son déambulateur, accrocha la canne à côté du panier en essayant de se donner un air déterminé. Être une bonne femme de 79 ans sur le point de commettre son premier hold-up, cela exigeait une certaine autorité. Elle se redressa, enfonça son chapeau sur son front et poussa la porte. Lentement, appuyée sur son déambulateur de la marque Carl-Oskar, elle entra dans la banque. C’était cinq minutes avant la fermeture, et trois clients attendaient leur tour. Le déambulateur grinçait un peu même si elle l’avait graissé avec de l’huile d’olive. Depuis qu’elle était entrée en collision frontale avec le chariot de ménage de la société de services, une des roues faisait des siennes. Mais pour un tel jour, aucune importance. L’essentiel était que le déambulateur eût un grand panier pour y mettre beaucoup d’argent.
Originaire de Södermalm, Märtha Anderson se tenait un peu penchée en avant, habillée d’un imperméable de couleur indéterminée, choisi sciemment pour ne pas attirer l’attention. Elle était plus grande que la moyenne, enveloppée disons, mais pas grosse, et elle portait de bonnes chaussures de marche sombres afin de faciliter une éventuelle fuite. Ses mains aux veines apparentes étaient gantées d’une vieille paire en cuir et elle avait dissimulé ses cheveux blancs sous un chapeau marron à large bord. Autour du cou, elle avait noué un châle de couleur fluo. Au cas où elle serait photographiée, le fluo provoquerait automatiquement la surexposition de tout ce qui se trouvait autour et les traits de son visage disparaîtraient. Mais ce n’était qu’une précaution de plus – sa bouche et son nez étaient déjà cachés par son chapeau.
La petite banque dans la Götagatan ressemblait à s’y méprendre à toutes les banques d’aujourd’hui. Il n’y avait plus qu’un seul guichet, des murs impersonnels, un sol bien astiqué ; sur une petite table traînaient des brochures à propos d’emprunts avantageux avec des conseils sur la manière de s’enrichir. Ah, chers créateurs de brochures, pensa Märtha, moi, je connais des solutions bien plus efficaces ! Elle s’installa sur le canapé des visiteurs et fit semblant d’étudier les affiches sur des prêts d’épargne logement et des fonds d’action, mais elle avait du mal à empêcher ses mains de trembler. Discrètement, elle sortit des bonbons de sa poche, une mauvaise habitude contre laquelle les médecins la mettaient en garde, et qui faisaient le bonheur des dentistes. Mais avec un nom aussi contestataire que Rugissement de la Jungle, ces réglisses archisalées convenaient parfaitement à un jour comme celui-ci. Et puis, après tout, elle avait bien le droit d’avoir des faiblesses.
Le panneau d’appel émit un bip, et un homme dans la quarantaine se précipita vers le guichet. Son affaire fut vite expédiée, ainsi que celle de l’adolescente après lui. Ensuite ce fut le tour d’un monsieur plus âgé qui farfouilla longtemps dans ses papiers tout en marmonnant. Märtha commença à s’impatienter. Il ne fallait pas qu’elle reste ici trop longtemps. On pourrait remarquer son comportement et d’autres détails susceptibles de la trahir. Cela serait embêtant, juste au moment où elle voulait avoir l’air d’une dame âgée ordinaire venue à la banque pour retirer de l’argent. (…)

Présentation de l’éditeur

WANTED
Ils sont cinq, trois femmes, deux hommes. Cheveux blancs, déambulateurs, ils s’apprêtent à commettre le casse du siècle. Si vous les croisez, restez prudents, et surtout ne tentez pas de vous interposer.
Ils s’appellent Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, le Râteau, ils chantent dans la même chorale et vivent dans la même maison de retraite. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l’arme à gauche. Franchement, la vie ne serait pas pire en prison ! D’ailleurs, à Stockholm, elles ont plutôt bonne presse… Voilà l’idée ! Les cinq amis vont commettre un délit et faire en sorte d’être condamnés : en plus d’avoir la vie douce, ils pourraient redistribuer les bénéfices aux pauvres et aux vieux du pays.
Un brin rebelles et idéalistes, un peu fous aussi, les cinq comparses se lancent dans le grand banditisme. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu…

Grace Kelly, d’Hollywood à Monaco, le roman d’une légende de Sophie Adriansen

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Fille de millionnaire, comédienne obstinée, reine du cinéma, éternelle amoureuse, mélancolique chronique, mère accomplie et princesse au grand c ur, Grace Kelly est une icône et son destin est une légende, celle d’une reine d’Hollywood devenue souveraine après avoir trouvé son prince charmant.

Elle a passé tant de temps dans la lumière qu’on croit connaître d elle le moindre secret. Mais les images ne disent pas tout. Grace Kelly a tout au long de son existence incarné un idéal qui n était qu un trompe-l il.

Voici une plongée dans les profondeurs floues du protocole monégasque et des plateaux hollywoodiens, une invitation à découvrir l’envers de tous les décors d’une vie passée devant les objectifs et mise en scène sur pellicule.

Grace Kelly est un iceberg dont la légende s écrit comme un roman. Ce portrait, brossé d une plume remarquable, ressuscite la femme et fait fondre la glace.

Ici et maintenant de Anne Ancelin Schutzenberger

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Etre en vie, c’est prendre en compte le monde tel qu’il est ou tel qu’il devient. Courir avec le vent. Sauter dans le train en marche. Avoir du flair – oui, du flair. Et y croire. A près de 95 ans, douée d’une vitalité peu commune, Anne Ancelin Schützenberger nous rappelle qu’on peut profiter à n’importe quel âge de chaque instant de la vie et des plaisirs qu’elle nous offre. Car c’est ici et maintenant, et non hier ou demain, que nous vivons.

Le Bleu de tes yeux de Mary Higgins Clark

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« Toi, dis à ta mère qu’elle est la prochaine. Puis ce sera ton tour… »

Cela fait désormais cinq ans que le petit Timmy vit sous la menace du tueur qui a abattu froidement son père devant lui. Est-ce dans l’espoir de retrouver la trace de l’assassin que sa mère Laurie, célèbre productrice télé, lance une série choc sur des cold cases ?

Le premier épisode revient sur l’affaire du « Gala des lauréates » : il y a vingt ans, la mondaine Betsy Powell et son mari organisaient une grande soirée en l’honneur du diplôme de leur fille et de ses trois amies. La nuit même, Betsy mourait étouffée… Réunis pour la première fois, les acteurs du drame s’apprêtent à reconstituer la scène du crime dans un climat de suspicion générale. Surexposée médiatiquement, Laurie ne risque-t-elle pas d’attirer l’attention de l’inconnu qui a juré de la tuer ?

Mené de main de maître, un suspense fascinant signé par une Mary Higgins Clark au sommet de son art.

Il faut laisser les cactus dans le placard de Françoise Kerymer

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Marie, l’aînée, s’abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie ancienne à Paris, et ses deux filles. Cérébrale, sérieuse et responsable, elle tente de maintenir l’équilibre familial, au prix de sacrifices personnels qu’elle ne mesure pas elle-même.
La cadette, Anne, vit en plein vent, « dans les grandes largeurs » et pourtant modestement, au pied de son phare, dans la magnifique petite bourgade bretonne de Port Manech. Sculpteur qui n’a pas la chance d’être reconnue – mais est-ce vraiment important pour elle ? – elle dévore la vie, les hommes, et s’obstine à attendre un horizon qui réalise entièrement ses désirs.
La benjamine, Lise, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s’accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie.
Toutes les trois s’étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Sa mort les force à se pencher malgré elles sur leur héritage familial, à comprendre cet homme silencieux, ses choix, son histoire. Elles doivent alors repenser leur vie, leur relation, libres enfin de choisir et d’être ce qu’elles veulent vraiment.

De Paris aux côtes bretonnes et méditerranéennes, une saga familiale vive aux multiples rebondissements.

L’ invention de nos vies de Karine Tuil

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Extrait

Commencer par sa blessure, commencer par ça – dernier stigmate d’un caporalisme auquel Samir Tahar avait passé sa vie à se soustraire -, une entaille de trois centimètres au niveau du cou dont il avait tenté sans succès de faire décaper la surface à la meule abrasive chez un chirurgien esthétique de Times Square, trop tard, il la garderait en souvenir, la regarderait chaque matin pour se rappeler d’où il vient, de quelle zone/de quelle violence. Regarde ! Touche ! Ils regardaient, ils touchaient, ça choquait la première fois, la vue, le contact de cette cicatrice blanchâtre qui trahissait le disputeur enragé, disait le goût pour le rapport de forces, la contradiction – une forme de brutalité sociale qui, portée à l’incandescence, présageait l’érotisme -, une blessure qu’il pouvait planquer sous une écharpe, un foulard, un col roulé, on n’y voyait rien ! et il l’avait bien dissimulée ce jour-là sous le col amidonné de sa chemise de cador qu’il avait dû payer trois cents dollars dans une de ces boutiques de luxe que Samuel Baron ne franchissait plus qu’avec le vague espoir de tirer la caisse – tout en lui respirait l’opulence, le contentement de soi, la tentation consumériste, option zéro défaut, tout en lui reniait ce qu’il avait été, jusqu’à l’air affecté, le ton emphatique teinté d’accents aristocratiques qu’il prenait maintenant, lui qui, à la faculté de droit, avait été l’un des militants les plus actifs de la gauche prolétarienne ! L’un des plus radicaux ! Un de ceux qui avaient fait de leurs mortifications originelles une arme sociale ! Aujourd’hui petit maître, nouveau riche, flambeur, rhéteur fulminant, lex machine, tout en lui exprimait le revirement identitaire, l’ambition assouvie, la rédemption sociale – le contrepoint exact de ce que Samuel était devenu. Une illusion hallucinatoire ? Peut-être. Ce n’est pas réel, pense/prie/ hurle Samuel, ce ne peut pas être lui, Samir, cet homme neuf, célébré, divinisé, une création personnelle et originale, un prince cerné par sa camarilla, rompu à la rhétorique captieuse – à la télé, il s’adonise, s’érotise, plaît aux hommes, aux femmes, adulé par tous, jalousé peut-être, mais respecté, un virtuose du barreau, un de ceux qui disloquent le processus accusatoire, démontent les démonstrations de leurs adversaires avec un humour ravageur, n’ont pas froid aux yeux -, ce ne peut pas être lui ce loup de prétoire artificieux, là-bas, à New York, sur CNN, son prénom américanisé en lettres capitales SAM TAHAR et, plus bas, son titre : lawyer – avocat -, tandis que lui, Samuel, dépérissait dans un bouge sous-loué sept cents euros par mois à Clichy-sous-Bois, travaillait huit heures par jour au sein d’une association en tant qu’éducateur social auprès de jeunes-en-difficulté dont l’une des principales préoccupations consistait à demander : Baron, c’est juif ?/passait ses soirées sur Internet à lire/commenter des informations sur des blogs littéraires (sous le nom de Witold92)/écrivait sous pseudonyme des manuscrits qui lui étaient systématiquement retournés – son grand roman social ? On l’attend encore… -, ce ne peut pas être lui, Samir Tahar, transmué, méconnaissable, le visage recouvert d’une couche de fond de teint beige, le regard tourné vers la caméra avec l’incroyable maîtrise de l’acteur/du dompteur/du tireur d’élite, les sourcils bruns épilés à la cire, corseté dans un costume de grande marque taillé à ses mesures, peut-être même acheté pour l’occasion, choisi pour paraître/ séduire/convaincre, la sainte trinité de la communication politique, tout ce qu’on leur avait transmis jusqu’à la décérébration au cours de leurs études et que Samir mettait maintenant à exécution avec la morgue et l’assurance d’un homme politique en campagne, Samir invité à la télévision américaine, représentant les familles de deux soldats américains morts en Afghanistan, entonnant le péan de l’ingérence, flattant la fibre morale, tâtant du sentiment et qui, devant la journaliste qui l’interrogeait avec déférence – qui l’interrogeait comme s’il était la conscience du monde libre ! -, restait calme, confiant, semblait avoir muselé la bête en lui, maîtrisé la violence qui avait longtemps contaminé chacun de ses gestes, et pourtant on ne percevait que ça dès la première rencontre, la blessure subreptice, les échos tragiques (…)

Revue de presse

Avec L’Invention de nos vies, Karine Tuil a réussi une oeuvre de forte magnitude qui brasse et embrasse la complexité de notre monde, le décrit, le décrypte, le décortique, et, finalement, nous aide à mieux le comprendre. On s’extasie souvent sur les grands écrivains étrangers – à juste titre -, mais là, avec cette jeune romancière, la France détient un auteur de talent. Elle s’est attaquée à un sujet universel et passionnant : le mensonge. Que reste-t-il des existences basées sur une imposture ? Karine Tuil y répond de manière impressionnante, elle s’appuie sur la littérature pour produire un roman à la fois social et politique, tendu et nerveux. (Mohammed Aïssaoui – Le Figaro du 29 août 2013)

Au fil de ses romans, Karine Tuil impose sa vision féroce du monde. L’Invention de nos vies, son neuvième, le plus ambitieux, le plus risqué, le plus accompli, va l’installer parmi les écrivains auxquels la critique et le public ne pourront pas ne pas se référer. Il y a dans son écriture une force, une efficacité, auxquelles se mêlent brio et élégance, qui sont tout simplement impressionnantes. Et quelle histoire ! Déjà, avec ses deux précédents romans, La Domination, 2008, Six mois, six jours, 2010 (Grasset), tête haute, souffle rapide, elle fonçait dans le romanesque. Là, elle s’y installe avec une hardiesse qui témoigne d’une belle santé…
L’Invention de nos vies est un roman sur l’imposture, les faux-semblants, les identités trompeuses, l’embobinage par la séduction, les manipulations de l’intelligence et du sexe, de la parole et de l’écriture. (Bernard Pivot – Le Journal du Dimanche du 1er septembre 2013)

Percutant et juste, fort et intense, ce roman, à la construction implacable, semé de rebondissements, suit le fil d’une intrigue sensationnelle…
Avec ce roman de l’arrivisme et de la revanche, de la domination sociale et sexuelle, de la réussite ostentatoire, Karine Tuil joue sur des accélérations narratives et des effets de déflagration. Sur fond de triangle amoureux, elle s’engouffre, pour mieux la dynamiter, dans la revendication délirante et schizophrénique des présumées origines, brandie comme une arme, prête à disloquer la société pour mieux affirmer la puissance sans partage de sa propre communauté. (Jean-Claude Raspiengeas – La Croix du 26 septembre 2013)

Et voilà le nom de Karine Tuil parmi les espoirs de cette rentrée littéraire. Une forme de consécration qui aurait pu, qui aurait dû arriver plus tôt à cette romancière dont les personnages n’ont jamais manqué de caractère et dont l’écriture montre, à chaque nouveau livre, plus de tenue, d’originalité, de personnalité…
Mais ce qui frappe le plus dans «l’Invention de nos vies», c’est sa ponctuation. On attend les points et les virgules comme on guette les aires de repos sur une autoroute : une pause, une respiration. Quant à ces barres obliques qui tranchent les phrases, elles lui ont été inspirées par le rap. Karine Tuil/portraitiste de la violence contemporaine/mérite prix littéraire. (Sophie Delassein – Le Nouvel Observateur du 12 septembre 2013)

Joyland de Stephen King

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Les clowns vous ont toujours fait peur ?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…

Mêlant suspense, terreur, nostalgie, émotion, un superbe King dans la lignée de Stand by me.

 

 

 

 

 

L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert

Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.

 » Vous n’avez qu’une chose à mettre dans votre valise pour kiffer cet été,
un immeuble ! « 


L’avocat le nain et la princesse masquée de Paul Colize

51gRlXtb+HL__AA160_Hugues Tonnon est un avocat réputé du barreau de Bruxelles, estimé de tous et quelque peu coincé. Sa spécialité : les divorces, les séparations douloureuses et les couples qui se défont. C’est à ce vieux garçon maniéré que s’adresse tout naturellement Nolwenn Blackwell, l’envoûtant top model belge qui a jeté son dévolu sur Amaury Lapierre, un capitaine d’entreprise de trente ans son aîné qui lui arrive au menton.
Alors qu’un fastueux mariage se profilait, le riche héritier a été paparazzé dans les bras d’une strip-teaseuse au bord de la piscine d’une villa tropézienne. Bafouée, l’ex-future princesse de presse people veut obtenir réparation. Hugues Tonnon flaire la belle affaire. Le soir même, il dîne en sa compagnie et la raccompagne chez elle pour terminer la soirée.
Au petit matin, il se réveille chez lui, victime d’un trou noir éthylique, la police à sa porte : Nolwenn Blackwell a été assassinée. Il est le dernier à l’avoir vue vivante, mais il ne se souvient de rien. Un malheur n’arrivant jamais seul, le policier chargé de l’enquête n’est autre que l’inspecteur Witmeur que l’avocat a ruiné lors de son divorce pour une histoire de faux seins.
Flanqué d’une journaliste un peu psycho et pas trop rigide, Hugues Tonnon va devoir prendre la fuite, ravaler son cynisme et mener l’enquête.
Matchs de football truqués, m urs dissolues de la jet-set, investigations policières dernier cri : Paul Colize, connu pour ses intrigues millimétrées dont les rouages s’imbriquent en autant de fausses pistes et de surprises, nous entraîne dans une folle poursuite de Bruxelles au quartier d’affaires de Johannesburg, de berlines luxueuses en taxis miteux, du Rick’s Café de Casablanca à Paris en passant par la frontière algérienne à dos de mulet.

 

A titre d’information les livres que je vous présente ci-dessus, je ne les ai pas encore lus.

J’appellerai cela une « liste d’envies »

Bonnes lectures et surtout n’hésitez pas à laisser vos impressions, vos commentaires et vos coups de coeur.

I.G.

Une réflexion au sujet de « Les 12 de juin »

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