Janvier 2015

janvier debutJe vous souhaite une bonne année 2015 remplie de belles lectures…

Et pour débuter l’année, une… non… deux… relecture…

sans-titreBienvenue au Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. À gauche, les couveuses où l’homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. À droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel fœtus sera Alpha – l’élite – tel autre Epsilon – caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle… La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu’avant l’avènement de l’État Mondial, l’être humain ait été issu d’un père et d’une mère ? Incroyable, dégoûtant… mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme Sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence…=>Le Meilleur des mondes

voltaire

Convaincu de l’innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation.
Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme. Avec une ironie mordante et un style inimitable, l’écrivain plaide pour le respect des croyances et l’esprit de tolérance. Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.

 

Et après un peu plus fun…

Avant j’avais une vie, maintenant j’ai des enfants de Candice Anzel

sans-titreFemmes enceintes, futurs papas, jeunes parents débordés, parents d’ado ou grands-parents gagas ? Ce livre est fait pour vous – enfin, si vous avez de l’humour et de l’autodérision… car dans cette fresque familiale, tout le monde a le droit à son coup de pinceau ! Des interviews loufoques aux questions (presque) existentielles de parents, en passant par des lettres ouvertes de trentenaires ou encore le classement des arnaques de mômes, voici une balade de chroniques décalées en billets décapants. Un panorama de la vie de famille surprenant, réjouissant et toujours attendrissant… Vous vous y reconnaîtrez forcément !

La Bibliothèque des coeurs cabossés

de Katarina Bivald

sans-titreTout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés -, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel.

Et pour poursuivre…..

La Vérité sur Frankie  de  Tina Uebel

sans-titre« Je ne sais pas ce que vous voulez m’entendre dire. Que c’est un salaud ? Évidemment que c’est un salaud, un monstre, un fumier. Il m’a volé ma jeunesse, il a détruit ma vie, notre vie. » Christoph, Judith et Emma sont étudiants. La vie s’offre à eux, pleine de promesses… jusqu’à ce que leur route croise celle du charismatique Frankie. Ensemble, ils passent un été de rêve. Une nuit, Frankie confi e à Christoph qu’il appartient aux services de l’anti-terrorisme. Il a besoin de son aide. Crédule, Christoph accepte une première mission. L’engrenage est en place. C’est bientôt au tour de Judith et d’Emma de se laisser convaincre et de s’imaginer traquées. Disparaître et s’en remettre aveuglément à Frankie devient la seule solution. Commencent alors dix années de cavale, d’enfermement mais aussi de sévices physiques et psychologiques.
Inspiré par un fait divers réel, La Vérité sur Frankie est une réflexion sur la perte des repères et de toute objectivité des individus sous influence.

 Extra pure. Voyage dans l’économie de la cocaïne

de Roberto Saviano

sans-titre«Se plonger dans les histoires de drogue est l’unique point de vue qui m’ait permis de comprendre vraiment les choses. Observer les faiblesses humaines, la physiologie du pouvoir, la fragilité des relations, l’inconsistance des liens, la force colossale de l’argent et de la férocité. L’impuissance absolue de tous les enseignements mettant en valeur la beauté et la justice, ceux dont je me suis nourri. Je me suis aperçu que la coke était l’axe autour duquel tout tournait. La blessure avait un seul nom. Cocaïne. La carte du monde était certes dessinée par le pétrole, le noir, celui dont nous sommes habitués à parler, mais aussi par le pétrole blanc, comme l’appellent les parrains nigérians. La carte du monde est tracée par le carburant, celui des murs et des corps. Le pétrole est le carburant des moteurs, la coke celui des corps.»

Après Gomorra, Roberto Saviano poursuit son travail d’enquête et de réflexion sur le crime organisé. Mais, cette fois, il sort du cadre italien pour penser à l’échelle mondiale. D’où le crime tire-t-il sa force? Comment l’économie mondiale a-t-elle surmonté la crise financière de 2008? Une seule et même réponse : grâce à l’argent de la cocaïne, le pétrole blanc. Pour le comprendre, Extra pure nous convie à un voyage du Mexique à la Russie, de la Colombie au Nigeria, en passant par les États-Unis, l’Espagne, la France et, bien sûr, l’Italie de la ‘ndrangheta calabraise. Au fil de cette exploration, l’auteur raconte avec une puissance épique inégalée ce que sont les clans criminels partout dans le monde. Et il va plus loin encore, car c’est tout le fonctionnement de l’économie qu’il démonte impitoyablement.
Extra pure n’est ni une enquête ni un essai, ni un roman ni un récit autobiographique, mais tout cela à la fois et bien plus encore. Pour Roberto Saviano, c’est aussi l’occasion de s’ouvrir, de se confier, d’évoquer avec gravité et sincérité le danger et la solitude, le désir de mener une vie comme celle des autres et la détermination à poursuivre son combat.

Hérétiques

de Leonardo Padura

sans-titreEn 1939, le S.S. Saint-Louis, transportant quelque 900 Juifs qui avaient réussi à fuir l’’Allemagne, resta plusieurs jours ancré au large du port de La Havane à attendre l’’autorisation de débarquer ses passagers. Le jeune Daniel Kaminsky et son oncle avaient attendu sur le quai l’’arrivée de leur famille, sûrs que le trésor qu’’ils transportaient convaincrait les fonctionnaires chargés de les contrôler. Il s’’agissait d’’une petite toile de Rembrandt qui se transmettait dans la famille depuis le XIIIe siècle. Mais le plan échoua et le navire remporta vers l’’Allemagne tout espoir de retrouvailles.
Des années plus tard, en 2007, le tableau est mis aux enchères à Londres et le fils de Daniel Kaminsky se rend à Cuba pour savoir ce qui s’’y était passé concernant sa famille et le tableau. Il réussit à convaincre le détective Mario Conde de l’aider. Celui-ci, reconverti dans le commerce des livres anciens, découvre que cette toile représentant le visage du Christ était le portrait d’’un jeune homme juif travaillant dans l’’atelier de Rembrandt et y ayant étudié la peinture, contre toutes les lois des religieux.
Leonardo Padura fait ici un panorama de l’’exercice de la liberté individuelle, du libre arbitre à travers diverses époques depuis Rembrandt dans l’’Amsterdam du XVIIe siècle décidant de représenter des individus et non des idées, puis le jeune Juif qui ose désobéir au Consistoire et apprend à peindre, et décide ensuite de suivre un nouveau Messie, jusqu’à l’éclosion des tribus urbaines de La Havane où une jeune émo paye de sa vie l’’exercice de sa liberté dans une société figée. Leonardo Padura écrit un livre magnifique et profond et se sert de son habileté d’’auteur de roman noir pour nous amener, sous la houlette de son héros Mario Conde, à réfléchir sur ce que signifie notre libre arbitre.

Bonnes lectures et surtout n’hésitez pas à laisser vos impressions, vos commentaires et vos coups de cœur.

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