Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons

Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons… du moins, elles essayent

Je m’appelle Abby Harper et je suis celle qui sauvera votre carrière. Mon job ? Enjoliver, camoufler, désamorcer.
En bref : effacer vos faux pas, gommer vos erreurs et vous coller une auréole sur la tête. Dans mon domaine, je suis assez douée. Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’on me confie le cauchemar de tout attaché de presse : Garrett McIntyre. Une gueule d’ange à la réputation démoniaque : alors qu’il était sur le point de devenir l’enfant chéri d’Hollywood, il a insulté tout le gratin pendant la cérémonie des oscars et a taillé la route, abandonnant sa carrière prometteuse. Aujourd’hui, on me demande de le faire revenir. Et j’ai comme l’impression que convaincre monsieur « j’ai été élu deux fois  homme le plus sexy de l’année  » ne sera pas si simple…

Biographie de l’auteur:

Emily Blaine (un pseudonyme) est auteure de romance.

Fin 2012, lorsqu’une de ses amies lui conseille de participer à un concours qu’organise Harlequin, elle se laisse convaincre juste avant la date limite. Elle envoie un texte intitulé « Passion sous contrat ». Trois mois plus tard, elle est sélectionnée.

Son ouvrage est publié et on lui réclame de nouveaux textes. La jeune femme entame alors une double vie qui la comble.

Le jour, elle travaille à la SNCF, où elle organise des séminaires de formation et, la nuit, quand ses deux enfants sont au lit, elle écrit des romans sous la plume d’Emily Blaine.

Révélée par la série phénomène « Dear You » (2014) et confirmée par le succès de chacun de ses nouveaux titres, Emily Blaine est devenue, avec près de 200000 exemplaires vendus, la reine incontestée de la romance moderne à la française.

Bretonne de cœur et parisienne d’adoption, elle envisage l’écriture comme un plaisir et, malgré son succès impressionnant, met un point d’honneur à rester proche de ses lectrices et à ne pas se prendre trop au sérieux.

Ma critique perso:

– Quand elles sont bonnes, oui. Et vous êtres une excellente décision, Abby. J’assume mes choix, j’assume ce que je veux. Et je vous veux, donc je vous attendrai. C’est aussi simple que ça.
– La vie est faite de risques, conclus-je.

C’est le titre du livre qui m’ a plus, ensuite l’auteur bien entendu et le tout fait que j’ai passé un excellent moment de lecture.

En voici un petit avant goût:

Je marchais depuis dix bonnes minutes, perdue dans mes pensées, quand mon regard fut attiré par un groupe de surfeurs. Il était encore tôt et la faible luminosité ne me permettait que de distinguer leurs silhouettes sur les vagues. Je frissonnai de nouveau, à la pensée de la température de l’eau. J’avançai, curieuse de leurs acrobaties. Trois hommes chevauchaient les vagues, seuls au monde. N’ayant jamais été particulièrement adroite, les observer debout sur leur planche, en équilibre sur l’écume, me fascinait. Après de longues minutes, ils finirent par s’asseoir à califourchon sur leurs planches, leurs visages tournés vers le lever du soleil.
Je les imitai, m’installant sur le sable fin, souriant à la sensation inédite qui me saisissait. La vue de l’océan avait toujours eu des pouvoirs apaisants sur moi. Mais ici, sur cette plage déserte, transie par le froid, entourée par le silence, je n’étais que sérénité. La lumière diffuse était sublime, d’une pureté que la pollution de Los Angeles m’avait toujours empêchée de voir. Peu à peu, ma nausée s’estompa et je retrouvais une respiration normale.
Un aboiement me sortit de ma contemplation. A mes pieds se tenait un golden retriever, gueule ouverte, langue pendante, frétillant de « de joie. Mon sourire s’élargit et je tendis la main, pour le caresser.
— Salut, mon beau, soufflai-je.
Il inclina la gueule, visiblement ravi d’avoir un peu d’attention. Je le frictionnai derrière les oreilles et fus immédiatement récompensée d’un mouvement heureux de l’arrière-train.
— Qu’est-ce que tu fais ici tout seul ?
— Je vous retourne la question, fit une voix derrière moi.
Je bondis sur mes pieds, surprise, pendant que mon cœur frappait dans ma poitrine. Le chien se posa sur son arrière-train, à mes pieds, troublant le silence de son halètement. Le regard bleu clair de Garrett trouva le mien. Mon corps tout entier se tendit douloureusement, pendant que je pinçais mes lèvres trop sèches.
— Mademoiselle Harper, me salua Garrett d’un hochement de tête.
« Son attitude n’avait pas varié depuis notre dernière conversation. Froid, distant, tentant de canaliser son évidente contrariété de me voir sur cette plage, il me toisait. Vêtu d’une combinaison noire, il tenait sa planche de surf à la verticale. Son corps était tendu, ses mâchoires serrées. Dans l’instant, je compris que notre conversation matinale allait être à l’image de celle d’hier.
Ma conversation avec Mark hantait toujours mon esprit et j’espérais réellement que Garrett entende mes arguments.
— Monsieur McIntyre.
A l’instant où je tendis la main pour le saluer, je compris que j’étais encore en train de me ridiculiser. Garrett m’ignora. Pour lui, j’étais transparente et inutile. Ses yeux se braquèrent sur le chien et, pour la première fois depuis notre rencontre, un véritable sourire s’étira sur ses lèvres.
— Donut, viens par ici, ordonna-t-il, en tapant sa main contre sa cuisse.
Le golden ne cilla pas ; à l’inverse, il se coucha à mes pieds, sa gueule sur ses pattes avant. Un rire nerveux couvait dans le fond de ma gorge, mais je le ravalai quand Garrett posa ses yeux furieux sur moi.
— Mademoiselle Harper, je pensais avoir été clair hier soir, reprit-il.
— Vous l’avez été. Je ne faisais que me balader sur la plage.
Fuyant le regard sombre de Garrett, je me penchai vers le chien, lui caressant affectueusement le haut de la tête. Le golden m’offrait une distraction bienvenue.
— Donut ? C’est ça ? demandai-je.
Garrett ne prit pas la peine de répondre, pendant que le chien tournait sa gueule vers moi et léchait mon autre main.
— Donut, donc, souris-je. De toute évidence, tu n’as pas le tempérament de ton maître.
— Il a déjà mordu, contra Garrett. »

Bonne lecture à vous :les filles bien ne tombent pas…

Et à bientôt sur http://www.lirequoipourquoicomment.com/

I.G.

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