Divergente, la trilogie

Divergente – Tome 1

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Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. À 16 ans elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitudes n’est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver… ou la tuer.

 

 

Extrait

Chez moi, il y a un miroir. Il se trouve à l’étage sur le palier, derrière un panneau coulissant. Les règles de notre faction m’autorisent à me regarder dedans le deuxième jour de chaque trimestre, quand ma mère me coupe les cheveux.
Je m’assois sur le tabouret et elle se tient derrière moi avec les ciseaux. Mes mèches tombent par terre en formant de lourds anneaux blonds.
Quand elle a terminé, ma mère rassemble mes cheveux et en fait une torsade qu’elle noue en chignon. Son calme et sa concentration m’impressionnent. Elle a une longue pratique dans l’art de s’oublier. Je ne peux pas en dire autant.
Je jette un coup d’oeil furtif sur mon reflet pendant qu’elle ne fait pas attention ; pas par vanité, juste par curiosité. On peut beaucoup changer physiquement, en trois mois. Dans le miroir, je vois un visage étroit, des grands yeux ronds et un long nez aquilin. J’ai toujours l’air d’une petite fille, bien que je vienne d’avoir seize ans. Les autres factions fêtent les anniversaires, mais pas nous. Ce serait de l’autocélébration.
– Voilà, dit-elle en maintenant mon chignon par une épingle. Ses yeux rencontrent les miens dans le miroir. Il est trop tard pour que je les détourne. Mais au lieu de me réprimander, elle sourit à notre reflet. Je fronce les sourcils. Pourquoi ne me gronde-t-elle pas ?
– Alors, c’est le grand jour, me dit-elle.
– Oui.
– Tu te sens nerveuse ?
Je fixe mes yeux dans le miroir. Aujourd’hui, c’est le jour du test d’aptitudes, qui va me montrer à quelle faction j’appartiens sur les cinq. Et demain, à la cérémonie du Choix, je déciderai de la mienne. Je déciderai du reste de ma vie. Je déciderai de rester auprès de ma famille ou de l’abandonner.
– Non, dis-je. Le test n’a pas à modifier nos choix.
– C’est vrai. – Elle me sourit. – Allons prendre le petit déjeuner.
– Merci. De m’avoir coupé les cheveux.
Elle m’embrasse sur la joue et fait coulisser le panneau devant le miroir. Je me dis que ma mère pourrait être belle, dans un monde différent. Son corps est mince sous sa tunique grise. Elle a les pommettes hautes et de longs cils, et quand elle détache ses cheveux pour la nuit, ils tombent en cascade sur ses épaules. Mais en tant qu’Altruiste, elle doit cacher cette beauté.
On va ensemble à la cuisine. Ces matins-là où mon frère fait le petit déjeuner, où mon père effleure mes cheveux en lisant le journal, et où ma mère fredonne en débarrassant la table – ces matins-là sont ceux où je m’en veux le plus de vouloir les quitter.

Divergente – Tome 2

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Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité. Mais elle est divergente, plus que tout autre, elle doit choisir son camp.
Et se battre pour sauver ce qui peut encore l’être.

 

 Extrait

Je m’éveille avec son nom à la bouche. Will.
Les yeux fermés, je le revois qui s’affale sur le trottoir. Mort. Et c’est moi qui l’ai tué.
Tobias s’accroupit devant moi, une main sur mon épaule gauche. Le wagon tressaute sur les rails. Marcus, Peter et Caleb sont debout devant la portière ouverte. Je gonfle mes poumons et je bloque ma respiration dans l’espoir de soulager un peu le poids qui m’oppresse.
Il y a encore une heure, rien de ce qui est arrivé ne me semblait réel. Maintenant, si.
J’expire, et le poids est toujours là.
– Allez, viens, Tris, me dit Tobias, ses yeux fouillant les miens. On doit sauter.
Il fait trop sombre pour voir où on est, mais si c’est le moment de descendre, on ne doit pas être loin de la Clôture. Tobias m’aide à me lever et me guide jusqu’à la portière.
Les autres sautent : d’abord Peter, puis Marcus et enfin Caleb. Je prends la main de Tobias. Debout dans l’encadrement, je sens la pression du vent qui me repousse vers l’intérieur, vers la sécurité.
Pourtant, on se jette dans le noir et on atterrit lourdement sur la terre ferme. Le choc réveille la douleur de ma blessure à l’épaule. Je me mords la lèvre pour retenir un cri et cherche mon frère des yeux.
Il est là, assis dans l’herbe, en train de se frotter le genou.
– Ça va ?
Il me fait oui de la tête. Je l’entends renifler comme s’il ravalait des larmes et je détourne le regard.
On a sauté près de la Clôture, à quelques mètres du portail que franchissent les camions de ravitaillement des Fraternels sur le chemin de la ville et qui, fermé, nous bloque à l’intérieur. La Clôture se dresse au-dessus de nous, trop haute et pas assez rigide pour être escaladée, trop massive pour être abattue.
– Il y a des gardes Audacieux ici, normalement, dit Marcus. Où sont-ils passés ?
– Ils ont dû être soumis à la simulation, répond Tobias. Maintenant… qui sait où ils sont et ce qu’ils font.
On a arrêté la simulation – le poids du disque dur dans ma poche arrière est là pour en témoigner -, mais on ne s’est pas attardés pour découvrir les conséquences. Qu’est-il arrivé à nos amis, à nos camarades, à nos chefs, à nos factions ? Impossible de le savoir.
Tobias s’approche d’un petit boîtier métallique fixé à droite du portail et l’ouvre, révélant un pavé numérique.
– Espérons que les Érudits n’ont pas eu l’idée de changer la combinaison, dit-il en tapant une série de chiffres.
Il s’arrête au bout du huitième et la serrure s’ouvre (…)

Divergente – Tome 3

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Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions.
Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s’échapper.
Le monde qu’ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu’on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d’une expérience censée sauver l’humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l’humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?

 

 

 

Extrait

TRIS. Ses paroles résonnent dans ma tête tandis que j’arpente ma cellule au siège des Érudits : «Je m’appelle désormais Edith Prior. Et il y a beaucoup de choses que je serai heureuse d’oublier.»
– Et tu es sûre que tu ne l’as jamais vue ? Même en photo ? me demande Christina.
Sa jambe blessée est posée sur un oreiller. Elle a reçu une balle au cours du coup de force qui nous a permis de diffuser publiquement la vidéo d’Edith Prior. Nous n’avions pas la moindre idée de ce qu’elle contenait, ni qu’elle allait saper les fondations sur lesquelles reposaient nos vies, à savoir les factions, nos identités.
– C’est peut-être une de tes grand-mères ? Une tante ? Un truc comme ça ?
– Puisque je te dis que non, répliqué-je. Prior est – était – le nom de mon père ; elle serait forcément de sa famille. Mais à ma connaissance, c’était tous des Érudits. Et Edith est un prénom altruiste. Alors…
– Alors ça doit être plus ancien, suggère Cara.
À cet instant, c’est fou ce qu’elle ressemble à son frère. Will, mon ami. Celui que j’ai tué. Puis elle se redresse et le fantôme de Will s’évanouit.
– Il faut sûrement remonter à plusieurs générations. Ce serait une de tes ancêtres, quoi.
«Ancêtre». Le mot m’évoque quelque chose de décrépit, comme de la brique qui s’effrite. Je pose ma main sur le mur de la cellule. Il est froid.
Mon ancêtre… Et voilà l’héritage qu’elle m’a transmis : la liberté de vivre en dehors des factions. La découverte que mon identité de Divergente est plus importante que je n’aurais jamais pu l’imaginer. Le fait même que j’existe est un signal. Nous devons quitter cette ville et aller offrir notre aide à ceux qui vivent à l’extérieur.
– Je veux savoir, reprend Cara en se passant une main sur le visage. J’ai besoin de savoir depuis combien de temps on est là ! Tu peux arrêter de tourner en rond une minute ?
Je m’immobilise au milieu de la cellule et je la regarde, un peu surprise par le ton de sa voix.
– Excuse-moi, marmonne-t-elle.
– C’est bon, intervient Christina. Je ne sais pas depuis quand on est enfermées ici mais ça fait bien trop longtemps.
(…)

Ma critique perso:

Et bien voilà, une fois n’est pas coutume j ai eu envie de lire une dystopie mais là, je l’avoue je ne suis pas « fan »

L’idée de fond est très bonne, l’ennui c’est que cela ne tient pas toujours la route…. manque de « références » de « recherches »

Quelque part, la faction des Altruistes m’a toujours paru aussi malsaine que les autres; ses effets pervers étaient juste moins visibles, masqués par son apparence d’abnégation. Au fond, exiger des gens qu’ils refoulent leurs instincts pour se fondre dans la masse partout où ils vont, ne vaut sans doute pas mieux que les encourager à se taper dessus.

 

J’ai découvert que les gens sont constitués de multiples couches de secrets. On croit les connaître, les comprendre, mais leurs motivations nous restent toujours cachées, enfouies au fond de leur cœur. On ne peut jamais savoir qui ils sont vraiment. Mais on peut parfois décider de leur faire confiance

Il est vrai que cette trilogie est destinée aux ados, et je peux comprendre leurs enthousiasmes par rapport à l’histoire, aux personnages, mais je suis mitigée. Je reconnais que j’avais vraiment envie de connaître la fin et Veronica Roth a su maintenir le suspens et redonner une certaine dynamique au fil des chapitres.

– Je t’aime.
Je l’ai dit une fois, avant de me rendre au siège des Érudits, mais il dormait, alors. Je ne sais pas pourquoi je ne lui ai jamais dit à un moment où il pouvait l’entendre. J’avais peut-être peur de lui confier une chose aussi personnelle que mon attachement. Ou de ne pas savoir ce que c’était d’aimer quelqu’un. Maintenant, je crois que le plus effrayant est d’avoir failli ne pas le dire avant qu’il ne soit trop tard. Avant qu’il ne soit trop tard pour moi.
Je lui appartient et il m’appartient, et c’est comme ça depuis le début.
Il me dévisage. J’attends sa réponse en m’agrippant à ses mains pour me soutenir.
Il fronce les sourcils.
– Répète-moi ça.
– Tobias, je t’aime.
Sa peau mouillée glisse et il sent la sueur ; le tissu de ma chemise adhère à ses bras quand il les replie autour de moi. Il enfouit son visage dans mon cou et m’embrasse juste au dessus de la clavicule, puis sur la joue, puis sur la bouche.
– Moi aussi, je t’aime.

Mais voilà, je n’ai pas été happée, dommage, maintenant la magie ne peut pas marcher à tout les coups….

Elle m’a dit qu’on avait tous en nous quelque chose de mauvais, et que la première étape pour aimer les gens, c’était de reconnaître ce mal en soi pour pouvoir le pardonner aux autres.

Mais beaucoup d’entres vous ont adoré les aventures de Triss et Tobias……….. à vous de voir

– Je pense que la chose la plus importante qu’elle ait faite, et sans le vouloir, d’ailleurs, ça a été d’avouer. A ne pas confondre avec admettre. Admettre, ça implique d’essayer d’amadouer l’autre, de se trouver des excuses pour des actes qui ne sont pas excusables. Avouer, c’est nommer ses fautes dans toute leur gravité. C’est quelque chose dont j’avais besoin.

Moi, il ne me reste plus qu’a regarder le film, peut être qu’il me réconciliera un peu avec Tris, Tobias et leurs amis…..

 

 

Bonne lecture et n’oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

A bientôt

I.G.

 

 

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