Demain j’arrête !

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Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

 

 

 Biographie de l’auteur:

Son roman Demain, j’arrête obtient un grand succès. Il est né en 1965. Gilles Legardinier s’est toujours attaché à faire naître des émotions qui se partagent. Après avoir travaillé sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien, il a réalisé des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs blockbusters.

Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grands studios et aux scénarios, ainsi qu’à l’écriture de ses romans. Alternant des genres très variés avec un même talent, il s’est entre autres illustré dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes (2011), et plus récemment dans la comédie, qui lui a valu un succès international avec Demain j’arrête ! (2011), Complètement cramé ! (2012), Et soudain tout change (2013)

Mais laissons Gilles Legardinier nous parler de son livre:

Extrait:

Vous avez déjà rencontré des gens qui font une fête pour leur divorce ? Moi, oui. D’habitude, ce sont plutôt les futurs mariés qui s’amusent. On les entend klaxonner le samedi quand ils roulent en cortège vers la mairie, on les croise la veille en bandes, dans les rues, habillés en clown ou quasi nus. À grand renfort de trompettes et de tambourins, ils exhibent aux badauds ternes leur joie d’enterrer leur vie de jeunes célibataires – parfois à plus de trente-cinq ans… Mais moins d’un an plus tard, quand les 19% des statistiques se séparent, plus personne ne lance de confettis. Eh bien, Jérôme, si.
Je n’ai pas assisté à ses deux premiers mariages; mais j’étais présente au troisième. Trois mariages et trois divorces à trente-deux ans, ça interpelle. Le proverbe dit : «A ton deuxième naufrage, n’accuse pas la mer.» La sagesse populaire ne s’est pas aventurée jusqu’au troisième.
De vous à moi, je trouve sa fête de divorce bien plus sympa que ses noces. Plus question de frime, plus de codes sociaux, adieu les passages obligés, envolée la robe dans laquelle on étouffe, rangés les escarpins hauts comme des falaises qui peuvent vous tuer si vous trébuchez, plus de quête pour la réfection de l’église, pas de menu avec des plats qui se la racontent dans des sauces indigérables, et plus aucune blague débile de son oncle Gérard – qui d’ailleurs n’est pas invité. Simplement des gens avec qui il a de vrais liens et à qui il a eu l’honnêteté de dire : «C’est encore loupé mais je tiens à vous.» Je crois que même sa première femme est là.
Et c’est ainsi que je me retrouve, un samedi soir d’octobre, dans un bel appartement bondé, au milieu de gens qui s’amusent vraiment grâce à Jérôme. Il est encore tôt, on sourit, on échange au hasard, et tout le monde parle de ce qu’il a raté, de ce qu’il regrette, dans une ambiance assez surréaliste mais légère. On se croirait aux «Foireux anonymes». C’est Jérôme qui a ouvert le bal :
– Merci à tous d’être là. Il n’y a rien à célébrer sinon le plaisir que j’ai de vous connaître. Chacun de vous fait partie de ma vie. Je préfère préciser immédiatement que les cadeaux que vous aviez généreusement offerts – enfin surtout pour certains – ne seront pas remboursés. Ce soir, je n’ai plus de beau costume, je ne compte plus sur vous pour financer mon voyage de noces, je n’ai d’ailleurs même plus de femme. Par une perversion dont je ne me savais pas capable, je me demande si ce divorce d’avec Marie n’était pas uniquement motivé par l’envie de cette soirée avec vous. Alors j’assume tout. Je vous fais le cadeau d’être le pire, d’être la référence par le bas, d’être le trente-septième dessous. Si un jour vous vous sentez minable, si vous culpabilisez sur vos échecs et que vous vous en voulez, pensez à moi et j’espère sincèrement que vous irez mieux.
Tout le monde a ri, tout le monde a applaudi, et puis une fille a commencé à raconter comment elle s’était fait virer de son boulot trois semaines plus tôt parce qu’elle a éclaté de rire au nez d’un petit excité qui la draguait. Elle l’a pris pour un commercial testostéroné alors que c’était le jeune et fringant P.-D.G. du plus gros client de son patron… Au chômage et morte de rire. Et tout le monde a suivi.

Ma critique perso:

Ce livre cela fait un bon moment que je le vois un peu partout, il faut reconnaître que sa couverture est originale et elle attire le regard, de plus elle est en rapport avec l’histoire 🙂

Ce matin-la j’ai découvert une des sept vérités fondamentales qui commandent l’univers: le bonnet péruvien ne va a personne ……Je ne sais pas si c’est la forme, la matière ou la couleur mais franchement, je comprends que ça énerve les lamas et qu’ils crachent sur des innocents

Un livre que beaucoup de personnes m’avaient recommandé, il fallait le lire, c’est chose faite et voilà un vrai moment de détente, on s’amuse vraiment avec Julie, au départ je pensais être avec de la chick lit, jeune fille célibataire qui cherche l’amour, mais même si il en a la couleur (la couverture) et l’aspect, ce n’en est pas…il en est même loin…

ll faut tout espérer, au risque d’être déçu. Il faut tout éprouver au risque d’être blessé, tout donner au risque d’être volé. Ce qui vaut la peine d’être vécu vous met forcément en danger.

L’écriture est fluide, le style est rythmé, on est captivé par les personnages, ils sont attachants.

J’aime bien voir les gens rassemblés, heureux. Finalement, le mariage est le seul jour où l’on a l’occasion de réunir tout ceux qui font notre vie. Côte à côte, la famille, les amis, les collègues. Tout se mélange. Vous pourrez toujours me faire remarquer que les mêmes se réunissent aussi aux obsèques, mais le héros de la fête en profite nettement moins

Rempli d’humour, je suis juste étonnée que ce soit un homme qui a écrit cela…il a parfaitement su décrire les émotions de l’héroïne.

 Le parfum du pain chaud est partout, mélangé à celui des croissants, de la brioche, avec des effluves de chocolat et peut-être même de fraise. Rien qu’en respirant, j’ai déjà pris trois kilos

Pour se détendre, se changer les idées, rire, à lire….

Les gens sont beaux quand ils font ce qu’ils aiment.

Bonne lecture et n’oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

I.G.

 

 

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