Lire Quoi Pourquoi Comment

“La lecture n’est pas une activité innocente. On n’en ressort pas toujours indemne.” Katherine Pancol

Mois : décembre 2014

La peur…une hypothése…

Je partage à nouveau avec vous un article du blog de Habitudes Zen.

Disons que j ai trouvé cela interpellant….

Note : cet article est une traduction de l’article Fear is the Root of Your Problems de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

La peur et l'évolutionTous les problèmes que vous ou moi avons (et il y en a beaucoup, des petits comme des grands) sont ancrés dans la peur.

Pour certains, cela pourrait sembler évident, la question est : comment vaincre ces peurs. Pour d’autres, ce n’est pas aussi évident en soi : pourquoi mes problèmes financiers, relationnels, de procrastination sont causés par la peur ?

Attaquons-nous à ces deux questions : le Pourquoi et le Comment.

D’abord, le Pourquoi ; pensez à chaque problème que vous avez, puis pensez aux raisons pour lesquelles vous avez ce problème. Ou les raisons pour lesquelles vous n’êtes pas capable de le résoudre.

 

Quelques exemples :

  • La procrastination : Vous avez probablement peur de l’échec, de l’inconfort de faire quelque chose de difficile, ou peur de passer à côté de quelque chose d’important (pourquoi vous regardez vos mails et les réseaux sociaux au lieu de faire une tâche difficile).
  • La dette : Il y a beaucoup de causes possibles, mais souvent vous dépensez plus que vous ne gagnez à cause de vos habitudes de shopping, ou une peur de laisser aller certains conforts auxquels vous êtes habitué. L’habitude de shopping pourrait être causée par l’anxiété (la peur qu’une chose que vous voulez ne se réalise pas) ou la solitude (la peur de ne pas être assez bon) ou le fait de vouloir que votre vie soit meilleure qu’elle ne l’est (la peur de ne pas être bien comme vous êtes). Vous débarrasser de vos petits conforts (comme votre Starbucks du matin, ou votre jolie voiture ou votre jolie maison) peut être difficile si vous avez peur de l’inconfort, peur de ne pas aller bien si votre vie est moins confortable, peur que les autres vous jugent si votre maison, votre voiture ou vos habits ne conviennent pas.
  • Les problèmes de relations : Il y a évidemment beaucoup de causes possibles (y compris le fait que l’autre personne ait de vrais problèmes, même si vous devriez toujours regarder en vous quand même)… mais parmi les peurs causant les problèmes de relations, on trouve la peur de se débarrasser du contrôle (qui fait que vous avez envie de contrôler l’autre personne), la peur de ne pas être assez bon, la peur de l’abandon et autres problèmes de confiance, la peur de ne pas être accepté, la peur d’accepter l’autre personne (en fait c’est un problème de peur du contrôle).
  • Vous n’arrivez pas à vous mettre au sport : Là encore, il y a beaucoup de causes, mais certaines d’entre elles incluent : pas assez de temps (peur de se débarrasser d’une autre chose à laquelle vous êtes habitué), l’exercice est trop difficile (peur de l’inconfort), les distractions comme la télé ou internet (peur de passer à côté, peur de l’inconfort).
  • Vous n’arrivez pas à changer d’alimentation : En fait, c’est comme l’exercice. Bien qu’il y ait souvent des problèmes émotionnels, dans quel cas les peurs peuvent être assez similaires à celles qui mènent à l’habitude du shopping et aux problèmes financiers.
  • Vous ne faites pas le travail que vous aimez : Vous ne savez peut-être pas ce que vous voulez faire, ce qui signifie que vous ne vous êtes pas engagé à vraiment explorer (peur d’être défaillant), ou que vous savez mais que vous n’avez pas fait le grand plongeon (peur d’échouer), ou alors la peur de ne pas être assez bon.
  • Le travail/les études vous stressent : Vous avez beaucoup de choses à faire, mais la quantité n’est pas le problème. Le problème est que vous vous inquiétez de réussir à tout faire, ce qui signifie que vous avez un idéal (je vais réussir à tout faire tout le temps, et je vais le faire parfaitement) et vous avez peur que cet idéal ne se réalise pas. Donc la peur est basée sur un idéal, mais cet idéal n’est pas réaliste. Vous n’arrivez pas à toujours tout faire parfaitement et à temps. Personne ne le peut. Acceptez la réalité, que vous allez faire certaines choses, au meilleur de vos capacités, et que si vous échouez cela vous permettra d’apprendre, et que c’est la façon dont fonctionne le monde. Personne n’est parfait. L’idéal n’existe pas.

Et ainsi de suite. Tous les autres problèmes sont une manifestation de ce qui se passe dans les exemples ci-dessus.

La peur de l’échec, la peur de ne pas être assez bon, la peur de perdre le contrôle, la peur d’être seul, la peur de l’abandon, la peur de l’inconfort, la peur de passer à côté, la peur de ne pas être bien comme vous êtes ou que votre vie ne soit pas assez bien comme elle est, la peur qu’un certain idéal ne se réalise pas.

Et tout cela se ramène à la même peur : la peur de ne pas aller bien, la peur de ne pas être assez bon. C’est un manque de confiance en vous, et en le moment présent.

Alors que faire à propos de tout ça ?

Comment gérer la peur

À l’origine j’avais intitulé cette section « Comment conquérir la peur », mais c’est là le problème. Nous voyons la peur comme un ennemi, à vaincre ou qui nous vaincra.

Ce n’est pas le cas. La peur, c’est nous. Nous sommes des êtres humains dans un monde en changement constant, et c’est effrayant. Nous avons peur de ne pas être bon dans le chaos du changement, d’échouer, d’être jugé, que notre vie ne se déroule pas bien.

La peur fait partie de nous, et nous ne devrions donc pas essayer de la « détruire ». Elle ne peut pas être détruite, parce que même si nous pouvons dissiper une peur particulière dans un moment particulier, nous aurons quand même des peurs après ça. Toute notre vie. Ce n’est pas une chose qui peut être éradiquée – c’est un aspect de base de la vie.

Alors que pouvons-nous faire ?

  1. Nous pouvons être conscients de la peur. Quand nous luttons, que nous souffrons d’une façon ou d’une autre, il faut être conscient que la peur nous stoppe. Regardez en vous ce que pourrait être cette peur.
  2. Puis nous pouvons accepter la peur. Ne vous sentez pas mal à ce propos, n’essayez pas de l’écraser, ne souhaitez pas qu’elle ne soit pas là. Elle fait partie de vous. Elle fait partie de la vie. Acceptez-le.
  3. Ensuite nous pouvons voir comment la peur nous fait du mal. Et voir comment cette souffrance est auto-causée. Comment nous pouvons laisser aller cette souffrance et laissant aller cette peur.
  4. Nous ne pouvons pas penser rationnellement à cette peur. Laissez-lui plutôt un peu d’espace, et réfléchissez-y. Quel est le pire scénario possible ? Est-ce que vous iriez fondamentalement bien ? (La réponse est quasi invariablement oui – peut-être que la vie ne répond pas à votre « idéal », mais vous pourriez trouver un moyen d’aller bien.)
  5. Nous pouvons être reconnaissant de qui nous sommes, et de ce qu’est en fait la vie (au lieu de penser à ce que nous ne sommes pas, et à ce que la vie n’est pas). Appréciez-vous, et les autres, et la vie telle qu’elle est en ce moment. Nous pouvons être reconnaissants des opportunités que ce moment a apporté, au lieu d’avoir peur du changement que cela représente. Par exemple, une perte est une opportunité de se réinventer, faire quelque chose de difficile est une opportunité de créer ou de faire le bien dans le monde, et un changement est toujours une opportunité d’apprendre et d’évoluer.
  6. Nous pouvons revenir à ce moment, et voir qu’il est parfaitement bien comme il est. Il n’y a pas d’idéal quand nous voyons ce moment présent et l’acceptons pour ce qu’il est. S’il n’y a pas d’idéal, il n’y a pas de peur. Si nous n’avons pas d’idéal quant à un genre de succès en particulier, nous n’avons pas peur de l’échec. Si nous n’avons pas d’idéal quant à ce que nous devrions être, nous n’avons pas peur de ne pas être assez bon. Si nous n’avons pas d’idéal quant à ce que les autres devraient être, nous ne nous énervons pas contre eux.

C’est un processus de prise de conscience, d’acceptation, de voir la douleur, de trouver la gratitude, et d’être dans le moment présent sans un idéal.

Cela peut être fait. Et puis, peu de temps après, une autre peur apparaîtra. Et nous pratiquerons encore cela.

Avec cette pratique, nous pouvons travailler sur la peur qui cause nos problèmes. Nous pouvons l’accepter sans laisser cela nous arrêter. Et cette pratique, étant donné que nous soulageons notre propre souffrance, est un acte d’auto-compassion.

Crédits photo :  © freshidea – Fotolia

Lire la suite: http://www.habitudes-zen.fr/2014/la-peur-est-la-source-de-vos-problemes/#ixzz3LRDzmF00
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Et vous qu’en pensez vous?

A bientôt

I.G.

Les 6 de décembre

livres hiver

Un romancier, c’est quelqu’un qui se couche à la même heure que ses personnages et qui mourra le même jour qu’eux. Quelqu’un qui connaît toutes leurs lubies et qui peut même leur dire où ils ont fourré leurs clés de voiture..

P.D.James

Une très grande dame du polar nous a quitté mais l’œuvre demeure….

Née à Oxford en 1920, Phyllis Dorothy James a exercé diverses fonctions à la section criminelle du ministère anglais de l’Intérieur jusqu’en 1979. Mélange d’understatement britannique et de sadisme, d’analyse sociale et d’humour, ses romans lui ont valu les prix les plus prestigieux, dont, en France, le Grand Prix de littérature policière en 1988. Anoblie par la reine en 1990, elle est l’auteur d’un roman de science-fiction, d’un « fragment d’autobiographie » – Il serait temps d’être sérieuse… – ainsi que de nombreux romans policiers, dont Le Phare, Meurtres en soutane ou encore Une mort esthétique.

La mort s’invite à Pemberley de Phyllis Dorothy James

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins, sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là, et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais le climat s’alourdit soudain lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth, Lydia, et son mari, Wickham, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion mais aussi le romanesque.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés, six ans après la fin du roman, et y camper une intrigue à suspense. Elle le fait avec une grande fidélité aux personnages d’Austen, et en même temps dans le plus pur style de ses romans policiers, dans lesquels elle fait affleurer, et souvent approfondit, des problèmes de société – ici ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle : domestiques et maîtres, dureté de la justice, abîme entre le mode de vie des privilégiés et celui des petites gens.

Un roman qui enchantera les admirateurs de P. D. James et, tout aussi nombreux, les nombreux aficionados de Jane Austen.

Par Action Et Par Omission Poche de P. D. James

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Le plus bel endroit du monde est ici de MIRALLES et SANTOS

 La vie secrète d’une mère indigne de Fiona NEILL

 L’épopée du perroquet de Kerry REICHS

sans-titre« En voiture ! N’oublie pas l’oiseau !  » Avec cette sage recommandation d’Oliver, le perroquet, le signal du départ est donné. Car rien ne retient plus Maeve, 25 ans, qui vient de perdre son boulot et le soutien financier de ses parents. Au volant de sa vieille guimbarde, le bavard volatile à ses côtés, la voilà partie pour Hollywood, la ville de tous les rêves. Un voyage vers un nouveau destin qui prend fin bien vite, dans un grand soupir de moteur, au beau milieu d’une ville perdue du fin fond de l’Arizona… Une petite bourgade certes, mais qui recèle bien des charmes, comme Maeve va le découvrir le temps de changer quelques pièces importantes de sa voiture… et, peut-être, de sa vie ?  » Un agréable voyage, une plume merveilleuse et des personnages sympathiques.  » Library Journal

Le Vestibule des causes perdues de Manon Moreau

C’est l’histoire de Mara, de Robert, de Sept Lieues, d’Henrique, de Bruce, de Clotilde, de cet homme qu’on appelle Le Breton, de Flora et d’Árpád. Un retraité, un joueur de guitare, un cow-boy, un exégète de Claude Simon, une brunette maigrichonne, un taiseux, une grande bourgeoise fatiguée, un gars que la vie un jour a pris pour un punching-ball. L’histoire de gens qui n’avaient aucune chance de se croiser, mais qui tous, un jour, enfilent de grosses chaussures, un sac à dos et mettent le cap vers les confins de l’Espagne, le bout du monde, la fin de l’Europe : Saint-Jacques-de-Compostelle. Sans se douter que ce chemin emporte ceux qui l’arpentent bien plus loin que ce qu’ils pouvaient imaginer…

sans-titre

 

Extrait

Paris, un jour de pluieIl pleut ce jour-là à Paris et l’homme marche.
Pas comme les autres, les passants, les badauds, les étudiants du Quartier Latin.
Lui marche vers quelque chose, vers quelqu’un, peut-être. Il va son chemin, sa vie tient dans ses pas. Tendu vers le haut de la rue, au-delà du périphérique, au-delà de la campagne sage. Par-delà les champs.
Il échappe au monde alentour, les voitures, les gouttes d’eau sales, où va-t-il, on ne sait pas. Il s’échappe et le lourd sac dont son dos est chargé n’y fait rien : désormais plus rien ne l’arrêtera. Son indifférence est une insolence, il attire les regards fascinés et envieux. D’autres le prendront pour un fou, un vagabond, avec ce bâton de bois comme un prédicateur, ce coquillage rose accroché à son sac.
Peu lui importe, il n’est déjà plus là.

C’était ma liste d’envie de décembre

Bonnes lectures et surtout n’hésitez pas à laisser vos impressions, vos commentaires et vos coups de coeur.

Excellentes fêtes de fin d’années

livre noel

A bientôt

I.G.

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