Lire Quoi Pourquoi Comment

“La lecture n’est pas une activité innocente. On n’en ressort pas toujours indemne.” Katherine Pancol

Mois : novembre 2014

13 à table !

Avec l’avis de Lanto Onirina, vous n’avez plus aucune excuse, non seulement c’est pour une bonne cause, de plus les nouvelles sont géniales.

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Voyez plutôt:

13 à table, c’est un recueil de 13 récits courts au format poche dont l’entière conception, les bénéfices et les droits sont offerts aux Les Restos du cœur par une chaîne du livre solidaire, depuis les auteurs jusqu’aux libraires en passant par les fournisseurs de papier ou encore les afficheurs publicitaires.

Je viens de passer un chouette moment à table avec ces treize titres. Tous sont vraiment très bien écrits. Il faut bien avouer qu’à lui seul le sommaire fait diablement envie. Mon coup de cœur revient à Gilles Legardinier pour l’exultant fou rire larmoyant et inextinguible que j’ai eu en pleine nuit à la lecture de la seconde des anecdotes personnelles qu’il partage avec les lecteurs. Une scène tellement bien décrite, personnelle et universelle à la fois, qui m’a touchée et rappelé des épisodes de ma vie passée.

Sans surprise, j’ai également beaucoup apprécié la nouvelle d’Eric Emmanuel Schmitt dont je suis une fan absolue de tous les textes. Il signe avec « La part de Reine » un texte très émouvant que tout un chacun devrait lire. Cette histoire m’a fait penser à Harold Cobert et son « Un hiver avec Baudelaire » que vous devez absolument lire si ce n’est pas encore fait !

Je retiens aussi le « Langouste blues » de Bernard Werber Perso dont j’ai apprécié le traitement original et la chute (c’est le cas de le dire) surprenante. On retrouve dans ce texte l’humour pétillant de l’auteur. C’est frais, amusant et ça met enfin en avant le point de vue jamais recueilli de certains protagonistes lors d’un événement historique majeur dont vous avez tous entendu parler.

Étant une adepte du format nouvelle à chute, j’ai surtout apprécié les textes dont les fins m’ont surprise. De ce point de vue, « Maligne » de Maxime Chattam et « Fantôme » de Guillaume Musso m’ont plu et j’ai apprécié de retrouver dans ces deux textes le côté thriller des longs formats habituels des auteurs. « Gabrielle » de Franck Thilliez m’a cueillie, les histoires d’amour originales m’émeuvent toujours. Et je finirai en citant une autre de mes auteurs chouchous, Tatiana de Rosnay qui nous invite à un repas de mariage et nous le conte de manière truculente jusqu’à la fin… euh… je ne vous raconte pas la fin de « Le parfait ».

Les autres récits ne sont pas de moins bonne facture, tous valent le détour, tous abordent le thème du repas de manière originale. Il y en a pour tous les goûts. Le recueil est bourré d’humour, d’émotions, de talent. J’ai vraiment passé un bon moment en compagnie de ces treize auteurs. Courez vous procurer « 13 à table ! » Il coûte 5€. Les gains reviennent aux Restos du cœur et le plaisir vous reste.

Lanto Onirina

Alors on va tout de suite l’acheter et le lire non?

Merci Lanto Onirina pour cette belle chronique, tu passes quand tu veux….

Bonne lecture à tous et à bientôt sur LireQuoiPourquoiComment

Demain j’arrête !

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Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

 

 

 Biographie de l’auteur:

Son roman Demain, j’arrête obtient un grand succès. Il est né en 1965. Gilles Legardinier s’est toujours attaché à faire naître des émotions qui se partagent. Après avoir travaillé sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien, il a réalisé des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs blockbusters.

Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grands studios et aux scénarios, ainsi qu’à l’écriture de ses romans. Alternant des genres très variés avec un même talent, il s’est entre autres illustré dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes (2011), et plus récemment dans la comédie, qui lui a valu un succès international avec Demain j’arrête ! (2011), Complètement cramé ! (2012), Et soudain tout change (2013)

Mais laissons Gilles Legardinier nous parler de son livre:

Extrait:

Vous avez déjà rencontré des gens qui font une fête pour leur divorce ? Moi, oui. D’habitude, ce sont plutôt les futurs mariés qui s’amusent. On les entend klaxonner le samedi quand ils roulent en cortège vers la mairie, on les croise la veille en bandes, dans les rues, habillés en clown ou quasi nus. À grand renfort de trompettes et de tambourins, ils exhibent aux badauds ternes leur joie d’enterrer leur vie de jeunes célibataires – parfois à plus de trente-cinq ans… Mais moins d’un an plus tard, quand les 19% des statistiques se séparent, plus personne ne lance de confettis. Eh bien, Jérôme, si.
Je n’ai pas assisté à ses deux premiers mariages; mais j’étais présente au troisième. Trois mariages et trois divorces à trente-deux ans, ça interpelle. Le proverbe dit : «A ton deuxième naufrage, n’accuse pas la mer.» La sagesse populaire ne s’est pas aventurée jusqu’au troisième.
De vous à moi, je trouve sa fête de divorce bien plus sympa que ses noces. Plus question de frime, plus de codes sociaux, adieu les passages obligés, envolée la robe dans laquelle on étouffe, rangés les escarpins hauts comme des falaises qui peuvent vous tuer si vous trébuchez, plus de quête pour la réfection de l’église, pas de menu avec des plats qui se la racontent dans des sauces indigérables, et plus aucune blague débile de son oncle Gérard – qui d’ailleurs n’est pas invité. Simplement des gens avec qui il a de vrais liens et à qui il a eu l’honnêteté de dire : «C’est encore loupé mais je tiens à vous.» Je crois que même sa première femme est là.
Et c’est ainsi que je me retrouve, un samedi soir d’octobre, dans un bel appartement bondé, au milieu de gens qui s’amusent vraiment grâce à Jérôme. Il est encore tôt, on sourit, on échange au hasard, et tout le monde parle de ce qu’il a raté, de ce qu’il regrette, dans une ambiance assez surréaliste mais légère. On se croirait aux «Foireux anonymes». C’est Jérôme qui a ouvert le bal :
– Merci à tous d’être là. Il n’y a rien à célébrer sinon le plaisir que j’ai de vous connaître. Chacun de vous fait partie de ma vie. Je préfère préciser immédiatement que les cadeaux que vous aviez généreusement offerts – enfin surtout pour certains – ne seront pas remboursés. Ce soir, je n’ai plus de beau costume, je ne compte plus sur vous pour financer mon voyage de noces, je n’ai d’ailleurs même plus de femme. Par une perversion dont je ne me savais pas capable, je me demande si ce divorce d’avec Marie n’était pas uniquement motivé par l’envie de cette soirée avec vous. Alors j’assume tout. Je vous fais le cadeau d’être le pire, d’être la référence par le bas, d’être le trente-septième dessous. Si un jour vous vous sentez minable, si vous culpabilisez sur vos échecs et que vous vous en voulez, pensez à moi et j’espère sincèrement que vous irez mieux.
Tout le monde a ri, tout le monde a applaudi, et puis une fille a commencé à raconter comment elle s’était fait virer de son boulot trois semaines plus tôt parce qu’elle a éclaté de rire au nez d’un petit excité qui la draguait. Elle l’a pris pour un commercial testostéroné alors que c’était le jeune et fringant P.-D.G. du plus gros client de son patron… Au chômage et morte de rire. Et tout le monde a suivi.

Ma critique perso:

Ce livre cela fait un bon moment que je le vois un peu partout, il faut reconnaître que sa couverture est originale et elle attire le regard, de plus elle est en rapport avec l’histoire 🙂

Ce matin-la j’ai découvert une des sept vérités fondamentales qui commandent l’univers: le bonnet péruvien ne va a personne ……Je ne sais pas si c’est la forme, la matière ou la couleur mais franchement, je comprends que ça énerve les lamas et qu’ils crachent sur des innocents

Un livre que beaucoup de personnes m’avaient recommandé, il fallait le lire, c’est chose faite et voilà un vrai moment de détente, on s’amuse vraiment avec Julie, au départ je pensais être avec de la chick lit, jeune fille célibataire qui cherche l’amour, mais même si il en a la couleur (la couverture) et l’aspect, ce n’en est pas…il en est même loin…

ll faut tout espérer, au risque d’être déçu. Il faut tout éprouver au risque d’être blessé, tout donner au risque d’être volé. Ce qui vaut la peine d’être vécu vous met forcément en danger.

L’écriture est fluide, le style est rythmé, on est captivé par les personnages, ils sont attachants.

J’aime bien voir les gens rassemblés, heureux. Finalement, le mariage est le seul jour où l’on a l’occasion de réunir tout ceux qui font notre vie. Côte à côte, la famille, les amis, les collègues. Tout se mélange. Vous pourrez toujours me faire remarquer que les mêmes se réunissent aussi aux obsèques, mais le héros de la fête en profite nettement moins

Rempli d’humour, je suis juste étonnée que ce soit un homme qui a écrit cela…il a parfaitement su décrire les émotions de l’héroïne.

 Le parfum du pain chaud est partout, mélangé à celui des croissants, de la brioche, avec des effluves de chocolat et peut-être même de fraise. Rien qu’en respirant, j’ai déjà pris trois kilos

Pour se détendre, se changer les idées, rire, à lire….

Les gens sont beaux quand ils font ce qu’ils aiment.

Bonne lecture et n’oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

I.G.

 

 

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Les 6 de novembre

Et pourquoi pas débuter ce mois avec une belle initiative, j ai trouvé l’idée vraiment sympa:

13 à table !

Un livre = 13 nouvelles inédites de vos auteurs préférés = 5 euros = 3 repas aux Les Restos du Cœur

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13 des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles autour d’un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… Du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette. 13 repas à déguster sans modération, alors à table ! Françoise Bourdin – Maxime Chattam – Alexandra Lapierre – Agnès Ledig – Gilles Legardinier – Pierre Lemaitre – Marc Levy – Guillaume Musso – Jean-Marie Périer – Tatiana de Rosnay – Éric-Emmanuel Schmitt – Franck Thilliez – Bernard Werber

 

 

 

 

 

Le ver à soie de Robert Galbraith (alias JK Rowling)

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Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours – comme cela lui est déjà arrivé par le passé –, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène.
Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme. Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence.
Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier – un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière –, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.
Roman policier haletant, rythmé par une véritable cascade de coups de théâtre, Le Ver à soie est le deuxième opus des enquêtes de Cormoran Strike et de sa jeune et intrépide assistante, Robin Ellacott.

Juste avant le bonheur de Agnès Ledig

sans-titreCela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n’a pas l’habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend…  » Un hymne à l’espoir qui sonne juste comme une expérience vécue… Un livre poignant, où le malheur n’a pas le dernier mot.  » Le Figaro Magazine Cet ouvrage a reçu le Prix Maison de la Presse

 

 

 

 

L’Empreinte de toute chose de Elizabeth Gilbert

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Alma Whittaker naît avec le XIXe siècle, à Philadelphie, d’un père anglais dont le talent de botaniste et la roublardise lui ont permis de faire fortune dans le commerce du quinquina et d’une mère qui tient de sa famille de l’Hortus Botanicus d’Amsterdam une formidable érudition ainsi qu’une rigueur toute hollandaise.
À leurs côtés et au contact des éminents chercheurs qui gravitent autour d’eux, Alma acquiert une intelligence éclectique et la passion de la botanique. En grandissant, elle se passionne pour les mousses puis pour Ambrose Pike, illustrateur de génie. Comme elle, il cherche à percer les secrets de l’univers mais, à la logique scientifique d’Alma, il préfère une pensée ésotérique ; un fossé qui les éloignera inexorablement et poussera enfin Alma à partir à la découverte du vaste monde. Alors que les terra incognita s’amenuisent de jour en jour, Alma explore les continents, la nature, la société dans laquelle elle vit et son propre corps – de l’infiniment grand à l’infiniment petit.
Des bas-fonds de Londres en passant par Philadelphie, Tahiti ou les cimes des Andes, Elizabeth Gilbert nous raconte le siècle kaléidoscopique qui voit jaillir l’esprit des Lumières. Sa plume est vive, insolente, savante et non dénuée de romantisme : à l’image de son héroïne.

 

Les premières pages:

http://www.premierchapitre.fr/book_reader/desktop_pc/v3/index.php?tl=1&r=0&idk=255&idc=18eb3bc229fe94b64226a8bd3bfa0189&t=l_empreinte_de_toute_chose

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano

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 » – Et l’enfant ? demanda Daragane. Vous avez eu des nouvelles de l’enfant ? – Aucune. Je me suis souvent demandé ce qu’il était devenu… Quel drôle de départ dans la vie… – Ils l’avaient certainement inscrit à une école… – Oui. A l’école de la Forêt, rue de Beuvron. Je me souviens avoir écrit un mot pour justifier son absence à cause d’une grippe. – Et à l’école de la Forêt, on pourrait peut-être trouver une trace de son passage… – Non, malheureusement. Ils ont détruit l’école de la Forêt il y a deux ans. C’était une toute petite école, vous savez… »

 

 

 

 

Les premières pages:

http://www.premierchapitre.fr/book_reader/desktop_pc/v3/index.php?tl=1&r=0&idk=255&idc=2fb2a051880af7ddedffc7391e0253e0&t=pour_que_tu_ne_te_perdes_pas_dans_le_quartier

Les Lendemains de novembre de Micheline Duff

sans-titreBernard Sévérant, qui a vécu plus de vingt ans avec une femme malade, se retrouve, à la fin de la quarantaine, veuf et sans enfant. Cette nouvelle solitude l’écrase, le deuil est atroce. Il avait beau savoir que sa bien-aimée ne pourrait mourir de vieillesse, il ne s’était pas préparé à son départ. Désormais, il se sent parvenu à l’automne d’une vie empreinte de solitude et de froidure. Tant bien que mal, pourtant, il arrive peu à peu à reprendre le dessus grâce à l’affection de ses proches. Mais son moral est fragile, et la moindre déconvenue l’entraîne immanquablement dans de longues journées de mélancolie auxquelles il ne s’arrache qu’au prix d’efforts soutenus.

Puis, un jour, dans un cours de plongée sous-marine, il fait la connaissance de Lorraine, une dermatologue indépendante, imprévisible, au charme irrésistible. Le soleil revient dans sa vie et l’amour s’installe entre les deux.

Un enfant naît de leur liaison. Bernard, fou de joie, est père pour la première fois. Mais les véritables plans de Lorraine se révèlent aux antipodes de ceux qu’il a élaborés.

Commence alors pour cet homme un combat de tous les jours afin de faire valoir ses droits, tâcher de trouver un terrain d’entente avec Lorraine et satisfaire toutes les parties. Bernard est loin de se douter cependant qu’il a affaire à une opposante des plus coriaces, jamais à cours de moyens retors pour faire obstacle à toutes ses offensives.

Les premières pages:

http://www.jcl.qc.ca/donnees/extraits/313-lendemains_novembre.pdf

C’était ma liste d’envie de novembre

Bonnes lectures et surtout n’hésitez pas à laisser vos impressions, vos commentaires et vos coups de coeur.

A bientôt

I.G.

 

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