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“La lecture n’est pas une activité innocente. On n’en ressort pas toujours indemne.” Katherine Pancol

Mois : octobre 2014

Il est de retour

31yH8VYoGjL__AA160_Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n’est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L’Allemagne ne rayonne plus sur l’Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c’est une FEMME qui dirige le pays ? Il est temps d’agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour cela, il lui faut une tribune. Ça tombe bien, une équipe de télé, par l’odeur du bon client alléchée, est toute prête à lui en fournir une. La machine médiatique s’emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise… Hitler est ravi, qui n’en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste à porter l’estocade qui lui permettra d’achever enfin ce qu’il avait commencé…

Biographie de l’auteur:

De mère allemande et de père juif-hongrois réfugié en Allemagne en 1956, Timur Vermes est né à Nuremberg en 1967. Après des études d’Histoire et de sciences politiques, il devient journaliste et contribue à de nombreux journaux et magazines. Succès colossal en Allemagne, vendu dans 35 pays, Il est de retour est son premier roman, bientôt adapté au cinéma.
 Mais laissons Timur Vermes  nous présenter son roman:

Ma critique perso:

Il est de retour…Je ne pense pas que je me serais arrêtée sur ce livre … mais une collègue a titillé ma curiosité et me l’a gentiment prêter. D’ailleurs j’en profite pour la remercier, et surtout n’hésite pas si tu as d’autres découvertes à partager 😉

Peu à peu je prenais conscience de ma situation. Si tout cela n’était pas un rêve – et cela durait depuis vraiment trop longtemps pour n’être qu’un rêve –, j’étais bel et bien en 2011. Je me retrouvais donc dans un monde complètement nouveau et il me fallait supposer que, de mon côté, j’étais aussi pour ce monde un élément complètement nouveau. Et si ce monde fonctionnait encore de façon un tant soit peu logique, il devait s’attendre à ce que j’aie cent vingt-deux ans, ou – ce qui était plus vraisemblable – à ce que je sois mort depuis longtemps.
« Vous jouez aussi d’autres rôles ? me demanda l’homme. Je vous ai déjà vu quelque part ?
— Je ne joue pas, répondis-je de façon sans doute un peu abrupte. »

Alors là, c’est courageux, parler d’un « tel sujet » et au final écrire à la fois un livre satirique et humoriste fallait osez.

– Oui, mon Füreur ! Bon, on fait quoi maintenant ?
– Montrez-moi d’abord comment on utilise ce poste de télévision. Ensuite vous enlèverez celui qui est sur votre bureau. Vous n’êtes pas payée pour regarder la télévision. Et nous avons besoin d’une vraie machine à écrire pour vous. Pas n’importe quelle machine, il faut des caractères antiqua de taille 4. Tout ce que vous écrirez pour moi, vous l’écrirez en laissant un espace d’un centimètre entre les lignes. Sinon, je suis obligé de mettre des lunettes pour lire.
– Je ne sais pas me servir d’une machine, dit-elle, je sais seulement me servir d’un PC. Et si vous me l’enlevez, je ne peux plus rien faire. Mais d’abord il faut savoir qu’avec un ordinateur vous avez toutes les polices dont vous avez besoin.
– Pour la police, j’ai déjà la Gestapo.

Imaginez « quelqu’un » qui rentre dans le monde 66 ans après l’avoir quitté, forcément avec l’avancée des technologies, il a vraiment de quoi être désorienté, maintenant penser que c’est « Hitler » donc le nom peut encore être « tabous » là à chacun de voir comment aborder ce livre.

A côté de moi se trouvait un cycliste et son aspect avait au moins quelque chose de familier – de doublement familier même. Nous étions quand même toujours en guerre, il portait en effet un casque, et vu les trous qui le perçaient, il devait être épuisé.

Ecrit avec le « je » un peu long à certain moment je dois le reconnaître, mais très bien documenté. L’auteur ne se débat pas avec le comment est-ce arrivé, mais rentre directement dans les « pensées » du personnage.

Je ne me trompe pas souvent. Je ne me trompe même que très rarement. C’est l’un des avantages quand on se lance dans la politique avec une expérience totale de la vie, et je dis bien : totale. Aujourd’hui, en effet, la plupart des soi-disant homme politiques s’imaginent savoir à quoi ressemble la vrai vie simplement parce qu’ils ont passé un quart d’heure derrière un comptoir ou parce qu’ils ont à peine jeté un regard en passant par la porte ouverte d’une usine.

 

Il et toujours réjouissant de voir arriver ce moment où nos dirigeants économiques se mettent à avoir peur. Quand les affaires prospèrent, ils arrivent à toute vitesse, le sourire aux lèvres, prêts à mettre autant d’argent que nécessaire. Quand tout marche bien, ce sont aussi les premiers à vouloir augmenter leurs bénéfices, sous prétexte que ce sont eux, après tout, qui ont pris les risques. Mais dès que ça tourne au vinaigre, ils se débrouillent pour refiler à d’autres cette responsabilité qui promettait d’être juteuse.

Voilà une histoire décalée, un voyage hors temps…..

Bonne lecture et n’oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

I.G.

 

 

Demain est un autre jour

51ylEMbQz4L__SL160_À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu elle va tout naturellement hériter de l’empire de cosmétique familial dans lequel elle travaille. Mais, à sa grande surprise, le testament maternel confie les rênes de la société à sa belle soeur. Et pour tout héritage, Brett ne reçoit qu’un vieux papier jauni et chiffonné, récupéré en secret par sa mère dans sa poubelle, vingt ans plus tôt : la liste des choses qu elle voulait vivre, rédigée lorsqu’elle avait 14 ans. Ainsi, elle n’a pas été oubliée par le testament, mais rien ne lui reviendra si, au bout d’un an, elle n’a pas accompli ses rêves d’adolescence.
Le problème, c’est que la Brett d’aujourd hui n’a plus rien à voir avec la jeune fille de l’époque, et que ses rêves d’adulte sont bien différents. Enseigner ? Elle n’a aucune envie d’abandonner son salaire confortable et ses stock options pour aller batailler avec des enfants rebelles dans une salle de classe. Avoir un bébé ? Cela fait longtemps qu’elle y a renoncé, et de toute façons Andrew, son petit ami avocat, n’en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s’y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que….
Malgré tout, Brett va devoir quitter sa cage dorée pour tenter de relever le défi. Et elle est bien loin d’imaginer ce qui l’attend.
Menée tambour battant, cette comédie romantique sur les rêves de jeunesse, les illusions perdues et la possibilité de refaire sa vie, se lit d’une traite. Publié en avant première en France, le premier roman de Lori Nelson Spielman, dont les droits d’adaptation cinématographique ont été achetés par la Fox, sera bientôt traduit dans plus de 25 langues.

Biographie de l’auteur:

Lori Nelson Spielman est enseignante. Elle vit à East Lansing, Michigan, avec son mari. Demain est un autre jour est son premier roman. Les droits d’adaptation cinématographique en ont été achetés par la Fox.

Ma critique perso:

Pour son premier roman, l’auteur assure, son livre est fort, poignant et aux fils des pages il se révèle beaucoup plus accrochant.

Eleanor Roosevelt a dit un jour : Faites chaque jour quelque chose qui vous fait peur. Pousse toi à réaliser les choses qui t’effraient, ma chérie. Prends des risques et vois où ils te mènent, car, grâce à eux, la vie vaut la peine d’être vécue.

On a envie d’avancer dans le livre, on souhaite connaître le déroulement, que va t il se passer?

 Elle a toujours eu un sixième sens. À chaque fois que j’étais tracassée, je n’avais pas besoin de le lui dire. C’était elle qui me le disait. Et quand j’essayais de la convaincre du contraire, elle me regardait droit dans les yeux et me répliquait : Brett, tu oublies que je t’ai faite. Je suis la seule personne que tu ne peux pas tromper.

Bref un livre bien sympa, qui se lit très facilement, l’histoire est original.

Pas étonnant que ma mère m’ait obligé à changer de direction, à m’éloigner de cette autoroute superficielle et trop rapide sur laquelle je fonçais. Le route que j’emprunte désormais est sans doute moins rapide, le paysage n’est peut-être pas aussi glamour mais, pour la première fois depuis des années, je prends plaisir au voyage.

Une bonne détente…. et vous qu’avez vous fait de vos rêves?

Je pense qu’on a tous la capacité d’exaucer nos propres souhaits. Il faut juste trouver le courage nécessaire

Et puis… demain est un autre jour 🙂

Quand il s’agit de nos sentiments, inutile d’employer le conditionnel. Ils sont présents, point final.

A bientôt

I.G.

 

 

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De l’air !

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Hugo et Lana ont tout pour être heureux : un beau mariage, une charmante maison, des enfants, de l’amour. Enfermée dans son rôle d’épouse et de mère, Lana décide de tout quitter lorsqu’elle reçoit plusieurs messages anonymes l’invitant à franchir le pas. N’écoutant que son besoin d’évasion, elle part, en pleine nuit, vers l’inconnu. Fait-elle le bon choix ? Sait-elle seulement où elle met les pieds ? Et si tout ceci était irréversible…

 

 

Biographie de l’auteur:

Ange L. CURT (de son vrai prénom Angélique) est encore à l’école primaire lorsqu’elle se découvre une affection particulière pour l’orthographe. Une boulimie des mots et de la note parfaite, la dictée devient alors sa meilleure amie… Elle traîne cette passion jusqu’au secondaire où son rêve d’écriture se brise quand on lui annonce qu’elle n’aura pas le niveau pour des études littéraires. Elle jette alors tous les brouillons griffonnés durant des années et se rabat sur un baccalauréat économique, ruminant encore et encore. Une fois le sésame en poche, elle s’envole vers sa deuxième passion : la langue de Shakespeare…
S’ensuivent trois années de faculté à ne manger et boire que de la littérature anglo-saxonne, puis un long séjour chez nos amis Britanniques la conforte dans son idée : elle sera professeure.
L’expérience est de courte durée, elle réalise finalement qu’elle n’est pas faite pour ce métier. Elle s’oriente tout naturellement vers le tourisme, poumon économique de l’endroit où elle vit, prolongeant ainsi son histoire d’amour avec cette langue étrangère et cette culture qu’elle affectionne tant. Elle fonde sa famille, gardant ses rêves dans un petit coin de sa tête…
C’est sans trop y croire et pour s’évader de son quotidien, qu’à 33 ans, elle se replonge dans l’écriture. À sa grande surprise, les lignes se transforment rapidement en pages puis en chapitres. En quelques mois, « De l’air » voit le jour, une première œuvre qui lui tient particulièrement à cœur, un roman qui parlera peut-être à beaucoup de femmes…

Ma critique perso:

Et bien pour moi c’est réussi, ce premier roman m’a parlé, il m’a agréablement surpris, et cela j’adore 🙂 J’ai été attirée, éh oui une fois de plus, par la couverture toute en couleurs, ensuite la quatrième page m’a décidé et je ne le regrette absolument pas…

Je suis là sans y être vraiment. Mon corps est figé dans cette grande pièce animée et mon esprit vagabonde à toute allure. Je fais bonne figure, mais je ne peux m’empêcher de penser à ces quelques lignes. Je fixe les poutres blanches au plafond, les yeux dans le vague. Je dois me reprendre, car on va remarquer mon comportement étrange. Depuis peu, je ne me reconnais plus moi-même. Je ne suis plus la femme dynamique qu’il a connue. Je subis. Et si je m’enfuyais ? Et si je suivais cet inconnu ?

Ce livre est écrit en trois temps, au début une histoire banale, non mais pourquoi abandonne t elle ses enfants et son mari qu’elle aime et là on se demande un peu si on a choisi le bon livre,

J’ai beau avoir laissé ma famille derrière moi, je commence à vraiment savourer ma liberté. Je dois être un monstre sans conscience pour penser cela, mais j’ai l’impression de revivre. J’ai la sensation d’être perchée au sommet d’une montagne de haute altitude et de respirer un grand bol d’air frais. Je n’ai pas envie d’en redescendre, je veux rester accrochée à ce pic, du moins encore quelque temps.

ensuite cela dérape un peu et on a envie de poursuivre l’aventure avec Lana et son ange gardien et puis tout s’accélère

Toutes les artères de la ville sont envahies, nous errons au rythme de la samba. La foule ressemble à une fourmilière en mouvement : de gros chars décorés arpentent les allées, de magnifiques hommes et femmes dansent au sommet, leur rythme endiablé est communicatif.

et la fin est plus que surprenante.

L’histoire est bien menée, on ne sait pas ou cela va nous mener, quelle sera la prochaine étape, l’écriture est fluide, les personnages sont intéressants, il se lit d’une traite, et avec une petite touche d’humour.

Voilà je vous invite à voyager en jet privé avec Lana, vous ne pouvez être déçu, que du contraire vous allez vite vous retrouver en chute libre…au plaisir de lire…

Faites vos valises et racontez moi votre voyage livresque

Et n’oubliez pas, la lecture est encore plus enrichissante quand elle est partagée ;)

I.G.

 

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