Lire Quoi Pourquoi Comment

“La lecture n’est pas une activité innocente. On n’en ressort pas toujours indemne.” Katherine Pancol

Mois : août 2014

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41GuxLc8iQL__SL160_« Une vie sans amour vaut elle la peine d être vécue ? »

Linda a 31 ans et, aux yeux de tous, une vie parfaite : elle a un mari aimant, des enfants bien élevés, un métier gratifiant de journaliste et habite dans une magnifique propriété à Genève. Cependant, elle ne supporte plus de faire semblant d être heureuse quand, en vérité, elle ne ressent rien d autre qu’un sentiment grandissant d apathie et d indifférence.
Jusqu’au jour où elle retrouve un ancien petit ami. Jacob est un homme politique de premier plan et, lors d’une interview, il éveille en elle un sentiment oublié depuis longtemps : la passion.
Elle fera tout pour conquérir cet amour impossible et devra aller au plus profond d elle-même pour enfin trouver le bonheur.

Je suis aujourd’hui une femme partagée entre la terreur que tout change et la terreur que tout reste pareil jusqu’à la fin de mes jours.

Biographie de l’auteur:

Paulo Coelho est né à Rio de Janeiro en 1947. Son oeuvre a été publiée dans 168 pays et traduite en 80 langues. Il est l auteur de nombreux best-sellers mondiaux, notamment L Alchimiste, Aleph, Onze minutes et Le Pèlerin de Compostelle. Il est l’écrivain le plus suivi sur les réseaux sociaux.
En 2007, il a été nommé Messager de la paix de l’ONU. Également membre de l’Académie brésilienne des Lettres, il a reçu de nombreux prix et décorations.

Ma critique perso:

J’ai eu envie de lire ce livre pour cette petite phrase « Une vie sans amour vaut elle la peine d être vécue ? » et puis il s’agit aussi de Paulo Coelho, hélas mon envie fut de courte durée.

Celui qui dit que « l’amour est suffisant » ment. Il ne l’est pas et ne l’a jamais été. Le grand problème est que les gens croient aux livres et aux films – un couple qui marche sur la plage main dans la main, contemple le coucher du soleil, fait l’amour passionnément tous les jours dans de beaux hôtels avec vue sur les Alpes. Moi et mon mari nous avons déjà fait tout cela, mais la magie ne dure qu’un ou deux ans, au maximum

Bon ce livre ce lit relativement vite mais sans aucun plaisir, on ne s’ennuie pas vraiment mais c’est fade, sans rythme et sans intérêt. Vous l’avez compris ce livre ne m’a vraiment rien laisser hormis quelques citations.

Ma vie va super-bien ,tout marche comme je l’avais projeté adolescente, je suis heureuse; mais brusquement quelque chose se produit.
C’est comme si un virus avait infecté l’ordinateur.
Alors la destruction commence ,lente, mais implacable .
Tout va plus lentement. Certains programmes importants requièrent plus de mémoire pour s’ouvrir . Certains fichiers-photos, textes disparaissent sans laisser de trace.
On en cherche la raison et l’on ne trouve rien. On demande à des amis qui comprennent mieux le sujet, mais eux non plus ne parviennent pas à détecter le problème. L’ordinateur est vid , len , et il ne vous appartient plus . Celui qui le possède maintenant est le virus indétectable. Certes ,on peut toujours changer de machine,  mais les choses conservées là, qui ont pris tant d’années à être mises en ordre ?
Perdues à tout jamais ? Ce n’est pas juste.

J’ai envie de qualifier ce livre par « Pauvre petite fille riche »

Vivre, c’est prendre des décisions et en supporter les conséquences

Linda, le personnage principal manque vraiment de crédibilité, pas du tout attachant, j’avais plutôt envie de lui expliquer ce que la « vrai » vie implique parfois.

« Tout va bien?  »
Oui ,pourquoi cela n’irait-il pas ? Voyez-vous un problème dans ma vie ?
Aucun.
Seulement la nuit qui me fait peur.
Le jour qui ne m’apporte aucun enthousiasme.
Les images heureuses du passé et les choses qui auraient pu être et n’ont pas été.
Le désir d’aventure jamais réalisé.
La terreur de ne pas savoir ce qui arrivera à mes fils.
Et alors la pensée se met à tourner autour de choses négatives, toujours les même, comme si un démon était en embuscade dans un coin de la chambre pour me sauter dessus et dire que je que j’appelais « bonheur  » n’était qu’un état passager, qui ne pouvait durer longtemps. Je l’avais toujours su, non ?

Mais il y a quand même des petites phrases sympas:

L’amour n’est pas seulement un sentiment; c’est un art.
Et comme tout les arts, l’inspiration ne lui suffit pas, il faut aussi beaucoup de travail.

 

Plus nous pouvons distinguer les murs de notre vie, mieux c’est. Même si ce n’est qu’une limite psychologique, même si au fond nous savons que tôt ou tard la mort entrera sans permission, il est bon de faire comme si nous maîtrisions tout.

 

Alors je me rends compte que des mots comme « optimisme » ou « espoir », qu’on lit dans tous les livres qui essaient de nous rassurer et de nous préparer pour la vie, ne sont que cela : des mots. Les savants qui les ont prononcés leur cherchaient peut-être un sens et nous ont pris comme cobayes , pour voir comment nous réagirions à ce stimulus.
En réalité, je suis lasse d’avoir une vie heureuse et parfaite. Et cela peut être le signe d’une maladie mentale.
Je m’endors en y pensant. Et si j’avais un problème sérieux ?

Et ce passage m’amuse 🙂

Allez jusqu’au bout, dit il. Allez jusqu’au bout ? Je trahis mon mari, je mets la cocaïne dans le sac de ma rivale et j’appelle la police? Il rit.

Voilà mon verdict est: déception, dommage car l’alchimiste m’avait vraiment bien plu.

Bonne lecture et n’oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

I.G.

 

 

 

 

Jeûne télévisuel

J’ai lu cet article sur le site (zen%2Ffeed+%28Habitudes+Zen%29) d’Olivier Roland et cela m’a interpellé. Est il possible de vivre sans télé, internet, média…. de nos jours.

Je fais partie des personnes qui lisent beaucoup et il m’arrive fréquemment le soir de m’isoler  dans une autre pièce afin de profiter pleinement de ma lecture. Car la télévision me gêne énormément. Je dis souvent que je n’ai pas besoin de tv. Bien entendu mon mari et mes fils ne voient pas les choses ainsi 🙂

Mais je reconnais qu’il m’arrive d’avoir « envie » de me poser devant la tv et de regarder un bon film ou une chouette émission, donc il est parfois difficile de trouver le juste équilibre.

Soit je vous laisse lire l’article et vous faire votre propre idée sur le sujet.

Note : cet article est une traduction de l’article A Month Without TV or Video de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

« Je trouve la télévision très éducative. Chaque fois que quelqu’un allume le poste, je vais dans l’autre pièce et je lis un livre. » Groucho Marx

Zéro téléDe tous les défis que j’ai faits pour mon Année à Vivre Sans, faire sans télé/vidéo est un de ceux qui m’a laissé les sentiments les plus mitigés.

D’un côté : j’ai soudain eu plus de temps, pour lire, écrire, faire tout ce que je voulais sans distraction. J’ai apprécié être libéré de la télé et des films.

Mais d’un autre côté : je ne pouvais plus être avec ma famille quand ils regardaient la télé. Ce qu’ils avaient tendance à vouloir faire tous les soirs, pendant une heure ou deux. Honnêtement je ne voulais pas regarder les émissions avec eux (nous n’avons pas le câble, mais nous regardons celles que nous choisissons sur iTunes), mais quand ils les regardaient, j’étais isolé. Ce n’était pas toujours super.

J’aurais pu leur demander de ne pas regarder la télé, de se joindre à moi, et certains soirs je l’ai fait. J’ai aimé ces soirées. Nous pouvions être ensemble et parler, au lieu de simplement regarder des images qui bougent. Mais je ne voulais pas les forcer à se passer de quelque chose simplement parce que je voulais l’expérimenter personnellement, donc j’ai essayé de leur permettre de regarder, la plupart du temps. Donc j’allais dans ma chambre et je lisais.

Et donc les résultats sont mitigés.

Voici ce que j’ai découvert après un mois sans télé ou vidéo :

  • Eh bien, au début, j’ai oublié de ne pas regarder de vidéos en ligne, et du coup j’ai dérapé une fois cette vidéo (lien en anglais, NdT) sur la façon dont les iPhone nous isolent. Je suis content de l’avoir vu, mais quand j’ai réalisé que j’avais déjà violé mon défi, un seul jour environ dans ce mois, je me suis senti mal.
  • Un certain nombre d’autres fois j’ai cliqué automatiquement sur une vidéo en ligne, pour la regarder, et j’ai dû la couper au bout de quelques secondes quand j’ai réalisé ce que je faisais.
  • Les vidéos en ligne ne me manquent pas vraiment. Ce n’est pas un gros problème pour moi.
  • Je voulais faire du yoga ce mois-ci, juste 5 à 10 minutes tous les soirs, mais je ne pouvais pas regarder de vidéos de yoga. Donc j’ai dû préparer ça tout seul.
  • Je me sentais isolé de ma famille, comme je l’ai dit, quand il regardaient la télé. Ce serait bien si nous pouvions trouver des occupations non télévisuelles le soir à la place. Ils adorent les jeux de société, donc je pourrais commencer à proposer d’y jouer ensemble certains soirs.
  • À l’anniversaire de ma fille Maia, elle voulait que nous regardions tous le premier épisode de Naruto, un de ses dessins animés préférés. J’ai dû aller ailleurs. Je me suis senti mal.
  • Cela m’a plu de sauter toutes les rediffusions de nos émissions préférées. Nous regardons souvent ces trucs par simple habitude, parce qu’il n’y a rien de mieux à faire. Je n’en suis pas fier. Je ne pense pas que ce soit une bonne utilisation de notre temps. Donc je suis content d’aller ailleurs (là encore, si cela n’impliquait pas de passer à côté de moments avec Eva et les enfants).
  • J’ai plus lu et travaillé ce mois-ci que d’habitude. C’est vraiment super.

Alors qu’est-ce que je vais faire pour continuer ça ? Voici à quoi je pense :

  1. Je ne vais pas regarder de vidéos en ligne à moins que ce soit pour apprendre quelque chose d’utile (pas de vidéos pour m’amuser).
  2. Seulement un film au cinéma par mois, donc je vais devoir être plus sélectif.
  3. Proposer des jeux de sociétés ou d’autres activités avec les enfants le soir, au lieu de la télé.
  4. Je vais m’autoriser 2 heures de télé par semaine. Donc une heure, deux fois dans la semaine. Pas de rediffusions.

 

 

Crédits photo : © Arcady – Fotolia.com

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On aurait dit une femme couchée sur le dos

Eh oui encore un auteur belge…. nous sommes un petit pays mais nous avons de grands talents 🙂

Je vous présente le dernier né de Corine Jamar: On aurait dit une femme couchée sur le dos dont j’ai eu l’énorme privilège de pouvoir découvrir en avant première.

Je profite de l’occasion pour remercier madame Jamar pour cette belle découverte.

ob_94ff3a_roman-corine-jDéracinée, Samira a trouvé en Crète un lieu pour vivre, un univers qui, s’il lui demeure un peu étranger, est devenu profondément le sien, sublimé par la mer et les montagnes qui en forment les contours. Elle épouse là le bel Eleftheris et ouvre une petite cantine sur la plage de l’Akrotiri, mondialement célèbre depuis le succès du film Zorba le Grec. Son bonheur n’est cependant pas sans ombres… Comment oublier qu’elle a trahi de vieux amis – et fermé les yeux sur un meurtre – pour le gagner ? Comment accepter les règles ancestrales, parfois si violentes, qui gouvernent la communauté où elle vit désormais ? Guidée par la présence quasi palpable des dieux anciens et soutenue par son ami Walter, le chef opérateur de Zorba, qui a choisi lui aussi de vivre sur l’île, Samira trace lentement son chemin vers une véritable rédemption.
L’écriture vive et charnelle de Corine Jamar traduit finement cette quête d’authenticité et d’accomplissement qui anime ses personnages, et leur confère une émouvante justesse. Leurs doutes, leurs contradictions et leurs espoirs ne seraient-ils pas les nôtres ?
Le roman raconte l’histoire d’une femme qui, lorsqu’elle rencontre l’homme de sa vie, un Crétois, et s’installe sur l’île, trahit de vieux amis. Ce thème de la trahison est traité de manière touchante et originale.
Le cadre du roman est peu connu et fascinant : la Crète y apparaît comme un monde à part où subsistent, pour le meilleur et pour le pire, des règles et un système de valeurs particuliers.
Un des personnages se détache des autres : le chef opérateur (bien réel) de Zorba le Grec, venu vivre là où a été tourné le film de Cacoyannis.
Une écriture d’une grande fluidité, un roman composé par petites touches, dont le dessin principal n’apparaît que petit à petit, nous laissant avec l’évidence que les choses ne sont jamais aussi simples que l’on aimerait le croire.

Une petite vidéo de présentation, juste pour l’ambiance…
http://youtu.be/JqXKjLSLAPY

Biographie de l’auteur:

Corine Jamar écrit depuis toujours. Elle est née à Bruxelles, en 1962, sa mère est femme au foyer, son père, économiste, cadre dans une société d’ingénierie. Corine voit le jour dans une famille « tennistique » : sa grand-mère maternelle, Josane Sigart a remporté Wimbledon en double en 1932. Ses grands-parents paternels pratiquaient également ce sport. Son père, André Jamar, fut deuxième joueur belge dans les années 60. Son frère est professeur de tennis ! Seul artiste de la famille : l’arrière-grand-père, Armand Jamar, peintre postimpressionniste.

Corine, enfant turbulente et pas très bonne à l’école sauf en français, sait qu’elle veut écrire depuis qu’elle est toute petite. Mais elle freine des quatre fers, n’écrivant que la nuit ou le week end, ne croyant pas un instant à la possibilité d’être un jour publiée. Elle emprunte de nombreux chemins de traverse avant d’enfin se consacrer à sa vraie passion.

Elle commence sa vie professionnelle en exerçant le métier de directrice artistique dans d’importantes agences internationales de publicité pendant une dizaine d’années. En 1993, sa fille aînée naît, lourdement handicapée. C’est le déclencheur : Corine Jamar décide de se consacrer à ce qu’elle aime, à ce qui lui fait du bien : écrire.

Elle publie sept albums pour les enfants, de 1996 à 2007. En 1999, elle scénarise sa première BD, Les filles d’Aphrodite (3 tomes, Glénat, avec André Taymans). Les deux premiers tomes de Mermaid Project, écrits en collaboration avec Léo et dessinés par Fred Simon, paraissent chez Dargaud en 2012 et 2013. Le troisième opus de la série paraît en 2014.

Elle a également été chroniqueuse littéraire pour les magazines Famille et Victoire, ainsi que pour le site de la librairie de BD Brüsel. Elle écrit de temps en temps des articles dans le journal Kairos.

http://www.corinejamar.be/

http://www.corinejamar.be/2014/08/08/lire-quoi-pourquoi-comment-a-lu-on-aurait-dit-une-femme-couchee-sur-le-dos/

Ma critique perso:

Voilà de quoi rester sur un air de vacances.

Je découvre que La Crète est une grande île d’une variété étonnante. Elle combine des montagnes enneigées, des collines couverte d’oliviers et plus de 1000 kilomètres de littoral varié. La Crète a plus de plantes endémiques que toute autre île d’Europe.

Ma mère aurait tant voulu garder son rêve de Crète intact, vierge, pur et immaculé comme l’étaient les plages avant l’arrivée de l’homme. Tous les jours, consciencieusement, elle ramassait les détritus que rejetait la mer, espérant que ce travail pourrait racheter ses fautes, effacer ses erreurs. Sur la pointe extrême de la péninsule de l’Akrotiri se trouvait cette plage, longue de quelques centaines de mètres, dont elle était tombée amoureuse. C’était bien avant ma naissance. Elle était jeune alors et le vent qui souffle là-bas n’avait pas encore trouvé de mèches grises dans ses longs cheveux bouclés, si difficiles à démêler. Mon père ne voulait jamais qu’elle les attache, il lui disait toujours : « Laisse-les libres, Samira ».

J’ai vraiment apprécié ce moment de lecture, la découverte de la Crète, des Crètois, de la plage, la montagne et surtout des personnages atypiques, attachants et mystérieux.

Bref des personnages « vrais » avec les non dits, les secrets, les blessures mais surtout leurs envie de changer les choses, de recherche de bonheur…

J’adore la manière avec laquelle l’histoire est racontée, de passer de la description aux dialogues et aussi nous faire réfléchir au pourquoi du comment, tout cela en nous tenant en halène jusqu’à la dernière page. Sans jamais ressentir l’ennui du texte trop long.

Dire que ma mère, au début, le croyait simple, facile à cerner: une montagne aux contours bien découpés, bien nets. Mais c’était oublier les nombreuses cavernes qui trouaient sa roche. Mon père sa logique, sa façon de penser, étaient aussi difficile à suivre que les nombreux chemins de montagne qu’aucune indication, même pas un cairn, ne venait baliser.

Félicitations madame Jamar, vous tenez là un superbe roman, vraiment bien écrit, vous maitrisez le sujet  et cela me donne envie de découvrir la Crète mais également de voir un certain film: Zorba le grec pour ne pas le citer 🙂

J’ai été chercher quelques informations (merci Wikipédia) parce que j’avoue je ne connaissais que le nom, donc: Zorba le Grec (Αλέξης Ζορμπάς / Aléxis Zorbás) est un film américano-britanno-grec réalisé par Michael Cacoyannis en 1964, adapté du roman de Níkos Kazantzákis Aléxis Zorbás (1946).

  • C’est pendant ce tournage que fut créé le fameux sirtaki, une danse qui fut créée exclusivement pour les besoins du film et qui était alors inconnue des Crétois et allait cependant faire le tour du monde.
  • Le film fut entièrement tourné en Crète à La Canée, à l’est de cette ville dans la région d’Apokóronas, ainsi que dans la péninsule d’Akrotiri. C’est d’ailleurs sur la plage de Stavros, au nord de cette même péninsule que fut tournée la fameuse scène dans laquelle Zorba apprend à Basil à danser le sirtaki.
  • Le futur réalisateur George Pan Cosmatos joue ici le rôle du garçon couvert d’acné qui couche sur papier les pensées de Zorba.
  • Zorba le Grec a inspiré le nom d’un personnage du feuilleton d’espionnage Bons baisers de partout de Pierre Dac et Louis Rognoni appelé Zorbec Legras.
  • La musique de Mikis Theodorakis est restée célèbre et a popularisé le folklore grec dans le monde entier.

Le film raconte l histoire de Basil, un jeune écrivain britannique, retourne en Crète pour prendre possession de l’héritage paternel. Il rencontre Zorba, un Grec exubérant qui insiste pour lui servir de guide. Les deux hommes sont différents en tous points : Zorba aime boire, rire, chanter et danser, il vit à sa guise alors que Basil reste empêtré dans sa bonne éducation. Ils deviennent cependant amis et s’associent pour exploiter une mine. Zorba entreprend de construire un téléphérique et Basil lui fait confiance, mais c’est un échec. Zorba s’en moque. Il rit et court sur la plage. Vaincu et conquis, Basil lui demande alors de lui apprendre à danser le sirtaki

Et maintenant on peut y ajouter:

  • Zorba le Grec a inspiré Corine Jamar pour ce roman. 🙂

Le coin était encore très sauvage et c’est ce qui l’avait attirée, ce qui LES avait attirés: ses amis Claudie et Fred étaient avec elle, eux aussi avaient tout quitté pour venir vivre ici. C’est ensemble qu’ils avaient découvert cette plage où il n’y avait encore rien, pas la moindre petite cantine. Ils allaient être les premiers à en ouvrir une.
Fred avait acheté d’occasion une vieille caravane de la marque Escargot, le modèle arrondi si typique des années cinquante avec son toit relevable et, à l’intérieur, ses belles parois en bois moucheté. Il avait remplacé les pneus, les suspensions, remis les jantes en état, puis il l’avait arrimée à son Honda Jazz, plus très neuve elle non plus mais ouf, elle avait tenu le coup. Au port du Pirée, ils avaient embarqué sur un de ces gros ferrys qui transportent tout, motos, voitures, caravanes, camping-cars, camions. Une des premières choses que ma mère avait faites une fois arrivés en Crète, c’est repeindre tout l’extérieur de la caravane, jusqu’aux bas de caisse, en bleu, le même bleu que le ciel au-dessus d’elle – le revêtement gris d’origine lui faisait trop penser à sa vie d’avant. Ensuite, elle avait dessiné des soleils, des coquillages et des petits palmiers, ceux-là mêmes qu’elle griffonnait toujours sur les cartons de bière des cafés parisiens où elle traînait en attendant le départ.
Comme s’ils avaient eu le pouvoir d’en avancer la date.

Le roman sortira fin Août aux éditions Le Castor Astral et je vous le recommande vivement…….vous ne serez pas déçu du voyage…..

http://www.castorastral.com/

« une plage sans cornets de glace, c’est un peu comme une île grecque sans ciel bleu »

Bonne lecture et n’oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

I.G.

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Mes petites lectures de vacances

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Bien entendu la lecture est toujours présente même en vacance, certes je lis beaucoup moins que durant l’année mais je vais quand même vous parler de:

Les brumes de l’apparence de Frédérique Deghelt

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Quand un notaire de province lui annonce qu’elle hérite d’une masure au milieu de nulle part dans l’isolement d’une forêt, décidée dans l’instant à s’en débarrasser, Gabrielle (parisienne, quarante ans) s’élance sur les routes de France pour rejoindre l’inattendu lieu-dit, signer sans état d’âme actes de propriété et autres mandats de mise en vente, agir avec rigueur et efficacité.
Un paysage, un enchevêtrement d’arbres et de ronces à l’abandon, où se trouve blottie depuis des décennies une maison dont une seule pièce demeure à l’abri du ciel, dix hectares alentour, traversés par le bruissement d’une rivière et d’une nature dévorante. Tel est le territoire que découvre Gabrielle, insensible à la beauté étrange, voire menaçante, des lieux, après des heures de route.
Contrainte de passer la nuit sur place, isolée, sans réseau téléphonique, Gabrielle s’endort sans avoir peur. Mais son sommeil est peuplé de rêves, d’odeurs de fleurs blanches et de présences.
Dans les jours qui suivent, toutes sortes de circonstances vont l’obliger à admettre ce qu’elle refuse de croire : certains lieux, certaines personnes peuvent entretenir avec l’au-delà une relation particulière. Gabrielle en fait désormais partie : elle se découvre médium.
De livre en livre, Frédérique Deghelt interroge notre désir d’une autre vie, explore les énigmes de notre perception, dévoile ce qui en nous soudain libère le passage entre la rationalité et l’autre rive.
Un roman jubilatoire, profond et inquiétant.

On ne parle que du côté sombre du monde ; le fracas de la déprime est à la mode. Tous se font écho d’un univers sinistre, perdu, irrécupérable. Le bonheur, l’amour, la bienveillance, la bonté, complètement mièvre ce mot là, la tendresse, la délicatesse, l’attention se sont couverts d’une pellicule vaguement méprisante, voire ridicule.

Alors celui là un gros coup de cœur, j ai adoré et je le recommande sans modération….

Parfois il faudrait emmener ses proches dans des situations extrêmes. Ca reste le meilleur moyen de savoir si on a encore des choses à se dire, à partager. Vérifier de temps à autre que ceux qui gravitent dans le cercle rapproché ont une aptitude à faire face à des évènements imprévus. Cela éviterait les déboires de la découverte tardive car c’est au moment où on a le plus besoin d’eux que nos amis manifestent la plus grande envie de fuir. Je sais bien que certains me reprochent mon cynisme, mais c’est une curieuse idée d’en vouloir à la seule qualité qui me sauve des indélicatesses de mes semblables. Prendre tout avec humour et sans illusion.

Petites vidéos de présentation:

http://youtu.be/gB1s97w_SIc

http://youtu.be/wLy-_lcbzw4

Merci madame Deghelt pour ce roman envoutant, d’autant plus que cela touche un sujet difficile sur la mort, sur les relations avec les disparus.

« Vous les voyez, vous ?
– Qui ?
– Les morts.
– Les âmes, vous voulez dire ? Je les entends. Je les sens parfois, si elles ne disent rien et ne désirent pas communiquer.
– Alors je ne serai plus jamais normale ?
– L’étiez-vous ? Vivre sans savoir ce qu’on fout là, où on va se retrouver après, pourquoi on est venu, ça vous paraît normal comme postulat ? Voyez-vous, nous sommes en 2012, et nous avons un énorme problème. Tout est écrit partout, depuis longtemps, nos âmes s’expriment, notre intériorité se rebiffe. Nous inventons des petits cachets calmants pour apaiser cette sensation puissante d’être au monde d’une autre manière que celle d’avoir seulement un corps, une intelligence, une pensée. Bref, nous essayons. Mais tout ça ne marche pas. Alors nous avons inventé des maladies afin de nous obliger à nous regarder autrement. Mais ça ne suffit pas non plus. En résumé, nous sommes très occupés par ce qui ne compte pas, ce qui ne génère pas d’amour, ce qui ne coûte que de l’argent, ce qui matérialise et mécanise tout ce qui pourrait nous déranger. Et même la matière, nous la pervertissons. Je vais vous donner un exemple très concret. Même en allant au bout de la Terre, vous n’empêcherez jamais quelqu’un de penser à vous et de vous aimer. Cette puissance-là, nous n’en faisons rien. Nous ne savons même pas la reconnaître comme une puissance. Nous ne savons pas à quoi ça sert, un être qui est à l’autre bout de la Terre, qui pense à vous et dont la force d’amour a des conséquences.

 Métro, boulot, paréo de Nicola Doherty

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De Londres….

Alice Roberts est en train d’avoir un été pourri.
Elle a peur de son patron, sa carrière est au point mort, et elle vient d’être jeté – par sms. Mais les choses sont sur ​​le point de changer…

à l’Italie

Lorsque sa patronne Olivia est malade, Alice est envoyée en voyage pour les affaires unique : une villa en Sicile, pour éditer l’autobiographie du bad boy de Hollywood Luther Carson. Mais cela ne se résume pas à tous les yachts, les boîtes de nuit et Camparis. L’arrogant agent de Luther, Sam veut lui faire abandonner le livre. Luther lui-même est magnifique, charmant et impossible à comprendre. Il semble n’y avoir qu’un seul moyen pour attirer son attention, et il implique certainement le mélange des affaires avec le plaisir. Alice n’est plus au bureau, et dans le pétrin…

… avec amour

Allongée sur mon lit, je regarde Luther qui se déshabille. Même si j’ai souvent assiste a cette scène, elle ne manque jamais de m’hypnotiser. D’abord, il ôte son tee-shirt, blanc sur sa peau bronzée, décoiffant encore plus que d’ordinaire ses cheveux bruns. L’expression de ses yeux marron n’est pas facile à déchiffrer : il semble passionne, sérieux, vulnérable. Ses mains descendent vers son jean. Lentement, il commence à défaire sa ceinture…
Mon téléphone sonne. Je réponds à contrecœur, sans quitter l’écran des yeux.
— Salut Alice ! C’est Erica. Je sais que je m’y prends au dernier moment, mais on va retrouver du monde au Dove. Tu veux venir ? A moins que tu ne sois déjà quelque part ?
J’entends des voix.
— Non, non. (Je trouve la télécommande et j’appuie sur ≪ Pause ≫.) J’aimerais bien, mais je travaille.

Le livre de plage, sympa, amusant……une belle romance… je l’avoue j’ai rapidement accroché 🙂

Je suis allongée sur un canapé, dans une sorte de bureau. Des visages inquiets flottent au-dessus de moi. Giancarlo, le directeur, est là, ainsi que Sam et Marisa. Je distingue un fond musical lointain à l’extérieur.

— Quoi ? demandé-je, perplexe. Que s’est-il passé ?

Et où est Luther ?

— Tu t’es évanouie, dit Sam. Pendant que tu, euh, que tu dansais avec Luther.

Je ferme les yeux. Je n’arrive pas à le croire. Il est évident que par « danser », Sam veut dire « se donner complètement en spectacle. »

— Bois un peu d’eau, dit Marisa en me tendant un verre.

J’en avale une gorgée.

Sam m’assomme de questions :

— Tu as pris quelque chose ? Est-ce que tu t’évanouis souvent ? Fais-tu de l’hypoglycémie ?

Il se tait. Je parie qu’il veut me demander si je suis enceinte.

Alice au pays des trop vieilles : Journal de ma quarantaine fracassante de Cristina Alonso

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Alice a un mari, deux enfants, un chat, un job et tout va bien. Jusqu’au jour où son patron décide de la remplacer :  » Trop vieille.  »  » TROP VIEILLE ?  » A 41 ans ? Enfin non, 46, mais ça personne ne te sait… Alice appelle ses copines à la rescousse, entame un régime, songe parfois au Botox et à la chirurgie plastique… Mais non, la dictature de la jeunesse ne la mettra pas à terre ! Drôle et insolent, un livre jubitatoire pour toutes celles qui ne sont pas si vieilles et ne voient pas pourquoi elles le deviendraient.

 

 

 

Ok, c’est le livre de plage, mais cela m’a amusé, c’est divertissant, mais sans plus.

Je vais mieux de David Foenkinos

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Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos.
Je pensais que cela passerait, mais non.
J’ai tout essayé…
J’ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal.
Ma vie a commencé à partir dans tous les sens.
J’ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants.
Je ne savais plus que faire pour aller mieux…
Et puis, j’ai fini par comprendre.

C’est toujours ainsi : il suffit d’être confronté aux drames de la vie pour se sentir ridicule de s’être fait une montagne d’un rien. De notre rien. Face aux drames des autres, on prend souvent de belles résolutions. On se dit qu’on va maintenant tout relativiser. Mais ça ne dure jamais bien longtemps. On se met à nouveau à se faire du mauvais sang pour des broutilles, à s’énerver pour du vent.

David Foenkinos présente « Je vais mieux »

http://youtu.be/ZtQVUaJdJvc

Pas mal, j’ai bien aimé, assez léger et plein d’humour…. à lire……

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Et voilà c’était:

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Et vous, vos lectures de l’été ?

La semaine prochaine je vous présenterai un nouveau roman d’un auteur belge de plus….

A bientôt et bonnes lectures

I.G.

 

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