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“La lecture n’est pas une activité innocente. On n’en ressort pas toujours indemne.” Katherine Pancol

Mois : juin 2014

Rencontre littéraire particulière (Mme Biefnot et Mr Dannemark)

Ma rencontre avec Véronique Biefnot et Francis Dannemark à Spa

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Quel beau moment, quelle belle rencontre, à la bibliothèque de Spa.
Rencontre animée par Marc Bailly

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Véronique Biefnot est venue nous parler de son dernier livre: Là où la lumière se pose

sans-titreQu’est-ce qui pousse Nathanaëlle à fouiller son passé, alors qu’elle est parvenue à surmonter les traumatismes de son enfance ? Séparée de sa sœur alors qu’elle n’avait que huit ans, elle aimerait la retrouver, découvrir si elle aussi s’en est sortie. Maria, la psychiatre qui les a recueillies autrefois, l’aide dans son enquête.
Celle qui se fait désormais appeler Christine ne la reconnaît pas et vit avec son mari André, dans une communauté isolée des Ardennes. Intriguée par leur mode de vie et désireuse de se rapprocher de sa nièce, prénommée Lili, et qui lui ressemble étonnamment, Nathanaëlle se glisse dans leur monde. Initiée à d’étranges rites, elle est subitement frappée par la dérive sectaire du groupe. Tentant de s’échapper et de sauver les siens, elle est alors rattrapée par les démons dont elle croyait avoir triomphé. Parviendra-t-elle à déjouer la monstrueuse fatalité et démêler les nœuds de leur tragique histoire ?

Tension impérieuse et suspense incandescent sont au cœur de ce scénario haletant qui se confond avec le plus sinistre des faits divers. Entrecoupé d’énigmatiques séquences où s’élève la voix d’un enfant dans la nuit, plongée cauchemardesque dans les affres d’une secte, Là où la lumière se pose est un polar aux accents fantastiques.

 Biographie de l’auteur:

Véronique Biefnot est née en 1961 à Colfontaine et vit en Brabant wallon. Après des études de lettres à l’Université Libre de Bruxelles, de peinture aux Beaux-Arts et d’Art dramatique au Conservatoire, elle a interprété plus de quarante grands rôles dans des oeuvres de Molière, Tchékhov, Shakespeare ou Giraudoux sur la plupart des scènes théâtrales belges.

Simultanément, elle a signé plusieurs adaptations théâtrales, assuré des mises en scène (Garbo n’a plus le sourire au Théâtre Royal du Parc et Les Combustibles au théâtre Le Public). Elle a aussi écrit et dirigé le moyen-métrage Alme.  

Depuis 2011, elle a publié cinq romans. Comme des larmes sous la pluie, Les murmures de la terre et Où la lumière se pose sont parus chez Héloïse d’Ormesson. Sous les ruines de Villers a été publié chez Luc Pire et Elie Owl, l’Animalter chez Myriapode.

Pour en savoir plus:

http://veroniquebiefnot.wordpress.com/

http://www.rtbf.be/video/detail_livres-a-domicile?id=1929693

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Et celui que je ne dois plus présenter mais et oui…. je suis une fan inconditionnelle et il le sait…. mais bon j’ai survécu 😉

(et merci à Sandrine de m’avoir tenu la main pour cette rencontre si spéciale, kiss)

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Francis Dannemark est venu nous présenter: Aux Anges

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Amis d’adolescence, Pierre et Florian se retrouvent, après trente ans d’absence, à l’occasion d’un long voyage en voiture. L’un et l’autre ont un peu perdu le fil de leur vie. Avec émotion et humour, ils évoquent leurs fêlures, leurs doutes face à l’avenir. Mais ce voyage, dicté par les rendez-vous professionnels de Pierre, ne se déroule pas comme prévu.
Sur le bord d’une route, ils croisent Emiliana di Castelcampo. Dans son château en ruine, telle une fée facétieuse, la vieille comtesse italienne va bientôt bouleverser l’existence des deux hommes. Car la vie trouve son sens et sa magie dans les rencontres que l’on y fait et dans notre capacité à rêver et à accueillir l’imprévu.

Cette comédie d’un optimisme contagieux, qui redonne le goût de vivre et d’aimer, est aussi un roman d’apprentissage et de sagesse, illuminé par d’inoubliables histoires d’amour

Biographie de l’auteur:

Francis Dannemark est né en 1955 sur la frontière franco-belge. Il vit à Bruxelles. Après des études de lettres à l’Université de Louvain, il a exercé diverses activités : enseignant, critique de cinéma, adjoint du rédacteur en chef d’un journal de bandes dessinées, attaché culturel dans un cabinet ministériel, animateur d’ateliers d’écriture, directeur d’un centre culturel à Bruxelles et fondateur-directeur des associations Escales des lettres (Bruxelles et Arras), avec lesquelles il a organisé de nombreux festivals littéraires internationaux.

Il est actuellement directeur de la collection « Escales des lettres », qu’il a fondée en 1988 aux Éditions Le Castor Astral (Bordeaux/Paris), et conseiller littéraire indépendant.

Son premier livre est paru en 1977 chez Seghers, suivi d’une trentaine d’autres (romans, textes courts et poèmes), parmi lesquels Mémoires d’un ange maladroit, Choses qu’on dit la nuit entre deux villes, Le grand jardin, Du train où vont les choses,… Il a obtenu les prix Alexandre-Vialatte, Émile-Bernheim, Maurice-Carême et Charles-Plisnier, ainsi que le premier Prix franco-belge des Lycéens, ex-aequo avec Daniel Pennac.

Certains de ses livres sont traduits en néerlandais, en italien et en chinois. Son nouveau roman, Aux anges, est paru chez Robert Laffont en avril 2014.

Pour en savoir plus:

http://www.francisdannemark.be/

http://www.rtbf.be/video/detail_livres-a-domicile?id=1923471

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Véronique Biefnot et Francis Dannemark ont publié ensemble Contact, un recueil de nouvelles (une de chaque auteur, une écrite en duo) traduites en anglais par Annabelle Larousse. À quatre mains, ils ont préparé une adaptation cinématographique d’Histoire d’Alice… et écrit un roman (à paraître); ils en préparent actuellement deux autres.

Un pont inattendu est construit entre leurs deux romains Là où la lumière se pose de Véronique Biefnot et Aux anges de Francis Dannemark. Phénomène plus rare que les aurores boréales à Paris, les personnages principaux de deux romans voyagent d’un livre à l’autre ! Ceux de Là où la lumière se pose de Véronique Biefnot sont venus rendre visite, le temps d’un chapitre, aux personnages des Anges de Francis Dannemark, qui n’ont pas manqué de leur rendre la pareille.

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Alors maintenant je sais à qui ressemble Simon dans la trilogie de Madame Biefnot, que je vais commencer…

Madame Biefnot, je ne vous connaissais pas mais vous m’avez épatée, quelle belle lecture……  à suivre.

Et j’ai obtenu de belles dédicaces de monsieur Dannemark………..Bref aux anges……………

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Merci à vous deux pour ce délicieux moment passé en votre compagnie et à très bientôt j’espère…………

I.G.

 Sources:
http://bibspajalhay.over-blog.com/article-rencontre-avec-veronique-biefnot-et-francis-dannemark-123690061.html
http://www.villedespa.be/ma-ville/services-communaux/culture-loisirs/culturels/bibliotheque

 

Les apparences

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Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s’installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L’enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu’il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu’elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d’autres plus inquiétantes. Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Gillian Flynn fait une nouvelle fois preuve d’un sens du suspense impressionnant, jouant avec les nerfs du lecteur comme un chat avec une pelote. Admirable. Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.

« À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. »

Biographie de l’auteur:

Gillian Flynn est née à Kansas City dans le Missouri. Après des études d’anglais et de journalisme, elle rejoint l’équipe d’Entertainment Weekly, un magazine spécialisé dans le cinéma pour lequel elle travaillera pendant dix ans. Elle écrit ensuite son premier roman, Sur ma peau, qui reçoit de nombreux prix littéraires. Publié dans plus de vingt pays, Sur ma peau sera prochainement adapté au cinéma. Aujourd’hui, Gillian Flynn vit à Chicago avec son mari.

Ma critique perso:

J’ai été totalement emportée, embarquée dans cette longue descente aux enfers de passé 680 pages.

 J’ai fait des efforts démesurés pour être facile à vivre. Mais c’était intenable.

Ce thriller m’a valu pas mal de réveil difficile, éh oui impossible de lâcher celui-ci à une heure raisonnable….. 🙂

Un thriller parce que c’est clairement de cela qu’il s’agit, une histoire en 3 parties, avec changements de rythme ou on en apprend de plus en plus sur la vrai personnalité des personnages, les tréfonds de leurs âmes.

 C’était idiot, mais incroyablement touchant, ces gens qui dépensaient une telle énergie à essayer de me comprendre.

C’est un véritable tour de force de l’auteur que d’alterner les personnalités de ses deux narrateurs, variant le style, comme si le récit était vraiment écrit par deux auteurs de sexe différent. C’est vraiment intéressant parce qu’on est toujours impatient de repasser au personnage qu’on vient de quitter.

Et les filles cool sont encore plus pathétiques : elles ne font même pas semblant d’être la femme qu’elles voudraient être, elles font semblant d’être la femme qu’un homme voudrait qu’elles soient.

J’ai été bluffée par « l’épatante Amy », et on ne sait pas choisir son camp, il n’y a pas de bon et de mauvais.

C’est une responsabilité injuste qui accompagne l’état d’enfant unique – vous grandissez en sachant que vous n’avez pas le droit de décevoir, vous n’avez même pas le droit de mourir. Il n’y a pas de remplaçant pour accourir après vous ; c’est vous, et point. Ca vous donne un besoin irrépressible d’être parfait, et vous vous enivrez du pouvoir qui va avec. C’est de cette étoffe-là qu’on fait les despotes

Le couple Nick/Amy fonctionne à merveille, ce « charmant » duo de meilleurs ennemis est sinistrement distrayant.

Je ne comprends pas pourquoi il faut que je te prouve mon amour en me rappelant exactement les mêmes choses que tu te rappelles exactement de la même façon. Cela ne signifie pas que je n’aime pas notre vie ensemble.

Pas facile de parler de ce livre sans en dévoiler l’intrigue, pour moi c’est un régal, un récit bien ficelé, très cohérent.

Ma mère nous disait toujours : si vous vous apprêtez à faire quelque chose et que vous voulez savoir si c’est une erreur, imaginez l’effet que ça ferait si on l’annonçait noir sur blanc dans le journal.

Mais juste un peu déçue par la fin, au vu de l’intrigue j’ai trouvé la fin un peu « facile » mais chûttttttttt…..

Je suis un mari formidable, dans la mesure où j’ai très peur qu’elle ne me tue.

Vous l’avez compris, c’est à lire, je vous le conseille, idéal pour un dimanche de pluie……..

Bonne lecture et oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

I.G.

 

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Mer agitée à très agitée

cvt_Mer-agitee-a-tres-agitee_1837Après des années new-yorkaises aussi branchées que dangereuses, Maryline, ancien mannequin longiligne, et William Halloway, ex-rock star, échouent sur la côte bretonne, à Ker Annette, pour y mener une vie de paisibles hôteliers. Mais un beau matin de juillet, une jeune femme est retrouvée morte dans la crique. Chargé de l’enquête, Simon Schwartz va bouleverser la vie tranquille de Maryline et réveiller les fantômes de sa jeunesse, lui qui était autrefois son grand amour. En cette veille de saison estivale, Maryline devra jouer serré pour protéger son monde, tout en continuant à recevoir les clients de sa maison d’hôtes battue par les vents de la côte sauvage.
Au fil de ce faux roman policier, l’amour et l’humour courent comme un furet entre les membres d’une famille hors norme, emportée avec quelques autres excentriques de passage dans une danse iodée et très rock and roll.

 

 Rien ne nous est plus précieux que nos émotions. Ne les bradez pas et ne les étouffez pas non plus. Sans elles, nous ne sommes personne.

Biographie de l’auteur:

« Sophie Bassignac possède un naturel, un sens du détail et de la mélancolie assez entraînants. » Eric Neuhoff, Madame Figaro.
Après cinq romans salués par la critique, dont, aux éditions Lattès, Dos à dos (2011) et Un jardin extraordinaire (2012), Sophie Bassignac signe avec Mer agitée à très agitée un roman plein d’allant et de vivacité.

Ma critique perso:

Je découvre Sophie Bassignac avec ce roman et je ne suis pas déçue, lu assez vite, au début je pensais avoir droit à la vie de « Hasbeen » en perdition et non… il y a une atmosphère bienveillante dans ce récit, les personnages sont décalés, attachants et pourtant si complémentaires.

« Marilyne était une femme lente qui devait prendre son temps et le savait. Quand tout s’affolait, elle se rendait dans une pièce capitonnée, quelque part dans un coin de sa tête, comme dans un monastère. Là, elle réfléchissait, triait, décidait. C’était une forme de sagesse instinctive et obligatoire pour garder l’équilibre et supporter les aléas de l’existence. Lorsque quelque chose la dépassait, elle sentait son organisme lutter pour calmer son coeur et se mettre dans un état proche de l’hébétude. Alors, elle ralentissait naturellement ses gestes et acceptait petit à petit ce qui lui arrivait. »

Le tout écrit dans un style impeccable, on y retrouve de tout, une ex stars de rock, une ex mannequin, des japonais, une vieille dame,

C’est un prodige, vous savez, de rester gai et souriant après soixante-dix ans

un cadavre et des policiers, surtout un policier,…… et une ado difficile à canaliser comme presque tous les ados finalement 😉

« Elle avait conscience que derrière tout cela se profilait le spectre de la sexualité de sa fille, ce corps déployé sans pudeur, avec une naïveté délirante, qui lui faisait peur. La vie sexuelle de nos enfants, pensa-t-elle, est une vieille histoire qu’on ne s’est pas racontée depuis longtemps. On sait et on ne sait pas. On veut savoir et on ne veut pas savoir. C’est parfois drôle mais c’est aussi triste et même effrayant. »

Allez hop une petite vidéo, Sophie Bassignac, va vous présenter tout cela:

 

L’amertume est une panne, se dit-elle. L’amertume ressemble au surplace des rêves. On arpente inlassablement le même centimètre, on racle du talon un sol épuisé.

Voilà un joli roman………….

Je vous dis à bientôt et bonne lecture et oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

 

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Le Mystère du Pont Gustave-Flaubert

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Le Mystère du Pont Gustave-Flaubert

Ce récit évoque quelques impressions sur des personnages réels : Gustave Flaubert, Giovanni Bottesini, Rouen, le pont Gustave Flaubert… Un grand écrivain, un compositeur de musique oublié, une ville normande, un pont levant peuvent-ils s’emmêler dans la même intrigue ? Giovanni Bottesini (1821-1889) et Gustave Flaubert (1821-1880) se sont-ils rencontrés ? Ce « roman », très imaginaire, où il est question : d’un vélo volé, d’un opéra disparu, du détective privé Jules Kostelos, du chat noir Charles Hockolmess et d’un rassemblement de vieux grééments à Rouen en 2017, apportera-t-il une réponse?

 

  Tout ne peut pas se laisser deviner, même par les esprits les plus pénétrants.

Biographie de l’auteur:

Pierre Thiry est né en 1962. Il aime fouiner chez les bouquinistes à la recherche de livres rares. Il aime lire, écrire et partager ses découvertes. Programmateur de concert, administrateur de théâtre, écrivain ou animateur d’atelier d’écriture, c’est la culture sous ses multiples facettes qui l’attire. Diplômé de l’Université de Rouen, il a obtenu une Maîtrise en droit public et un Master Sciences Humaines et Sociales mention Sociologie.

Ma critique perso:

Ce livre est hors norme, hors catégorie, bref inclassable et cela évidement ça me plait, a commencer par ce titre, il est long, vous allez me dire, donc il me parle…mais il y a aussi le mystère… et pourquoi un pont et Gustave Flaubert en juillet 2017 …. Et bien nous allons partir à Rouen pour découvrir tout cela.

Jules Kostelos est enfermé chez lui. Assis sur son fauteuil Voltaire, il se livre à sa gymnastique préférée : la lecture. Il survole avec agilité les phrases qui s’écoulent sous ses yeux ; en savoure le rythme. Il se laisse bercer par le flot de substantifs, verbes, adverbes et adjectifs. Bondissant de virgules en points-virgules, il pirouette sur les points finaux pleins de finesse ; admire la svelte anatomie de cette prose rendue légère par les muscles fermes de sa ponctuation.

Jules Kostelos est il un Sherlock Holmes des temps modernes ou un nouveau Patrick Jane…..quoiqu’il en soit les lectures du détective Jules Kostelos et les rêveries de son chat Charles Hockholmes nous font redécouvrir les œuvres de Gustave Flaubert sous un nouveau jour.

Il est des phrases que l’on peut savourer longuement , tant elles ont des résonances intimes.

On démarre le livre avec un vol de vélo, on s’attend à une enquête menée comme dans un « policier » et là par un tour de « passe-passe » l’auteur nous entraine grâce aux différents personnages dans les différentes œuvres de Gustave Flaubert. Je souligne ici le superbe travail de recherche réalisé par monsieur Thiry, il connait son sujet et moi qui suis une « fan » de citations, de plus elles s’intègrent parfaitement et subtilement dans le récit.

C’est très simple, très noble, très dramatique et par conséquent très beau

J’avais lu Madame Bovary et l’Education sentimentale au cours de mes études secondaires, enfin plus exactement on avait été « obligé » de lire et je reconnais sans délectation mais là c’est vraiment différent un petit clin d’œil aux professeurs de français pour faire découvrir les classiques à leurs élèves 🙂

A force de rendre les objets familiers, l’habitude amène souvent à ne plus les remarquer. Nous trouvons quelconque ce qui est trop fréquent.

Et puis j’ai apprécié le toucher du livre, il est vrai que depuis que je possède ma « kindle » ceux ci se font beaucoup plus rare, j’avais un peu oublié cette sensation de tenir un vrai livre en main.

C’est un livre, un vieux livre en papier, un vrai livre. Il porte en lui le parfum de toutes les bibliothèques dans lesquelles il a séjourné.

Je voulais aussi remercier monsieur Pierre Thiry pour cette agréable lecture qu’il m’a si gentiment permis de découvrir et je cite:  où « l’on découvre Flaubert autrement à l’ombre de « son pont » et à travers les rêves du chat Charles Hockolmess. »

Qui était ce personnage, pour avoir cette bouche en forme de soustraction, ces rides en forme d’addition, ces dents en forme d’équation, et ce front sévère comme un taux de crédit?

Alors pour les amateurs de la langue française, de Flaubert et tous ceux qui ont envie de se laisser voguer dans un univers assez particulier, je vous le recommande vivement….Moi je vais le relire c’est certain….

Un lieu que Jules Kostelos apprécie car on y découvre tous les jours des thés et des cafés aux saveurs rares, venus des quatre coins du monde…. On peut y lire tranquillement dans de gros fauteuils de cuirs en écoutant du jazz, à côté d’un piano qui a quelque chose à raconter, même quand il est silencieux.

Je vous dis à bientôt et bonne lecture et oubliez pas la lecture est encore plus enrichissante quand elle permet les échanges.

 

 

I.G.

 

 

 

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